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05 mai 2007

Le Critique interieur sabote les relations

VOTRE CRITIQUE INTÉRIEUR: ENNEMI OU ALLIÉ?
FAITES-EN UN ATOUT CRÉATIF


secrets_web_jpgLe Critique Intérieur possède de multiples outils propres à saboter les relations. Considérez, un instant, la perte d'énergie provoquée par un Critique hyperactif. Si votre Critique vous occupe en permanence, il ne reste presque rien à consacrer à vos relations extérieures. Vous utilisez la majorité de votre énergie à répondre à ses jugements, vous vous défendez ou vous tombez dans le désespoir. Beaucoup d'entre vous, dans vos relations, accordez votre attention profonde au Critique Intérieur plutôt qu'à l'autre personne. D'ailleurs, comment pourriez-vous avoir une relation intime avec quelqu'un, alors que vous avez, en vous, un Critique qui vous bâillonne constamment?


Voyons maintenant les moyens spécifiques que le Critique peut utiliser pour rendre une relation médiocre. Souvenez-vous que le Critique, né dans les relations, recrée souvent les relations originelles expérimentées dans l'enfance. Par conséquent, le premier point à considérer est la manière dont vos relations d'aujourd'hui sont les miroirs de celles d'autrefois.


Le Critique Intérieur recrée les relations de votre enfance


Dans une relation, vous jouez généralement le rôle qui vous avait été attribué dans votre famille d'origine. Dans une famille, il existe généralement une équation entre ceux qui ont des Critiques Intérieurs forts et ceux qui ont des Juges forts. Ainsi - nous l'avons vu au chapitre 12- certains membres de la famille s'érigent en Juges tandis que d'autres ont des Critiques Intérieurs qui absorbent leurs jugements pour s'en resservir; certains sont prompts à blâmer et les autres sont tout prêts à accepter les blâmes.


Le père de Gisèle a, en lui, un Juge qui commente sans cesse les défauts des autres. Gisèle développe un Critique Intérieur Puissant qui reprend les jugements de son père pour les utiliser contre elle. A la base, le Critique de Gisèle espère la rendre parfaite afin que son père cesse de remarquer ses défauts et commence à l'aimer. Le rôle de Gisèle a été établi: dans sa famille, elle est la victime du jugement des autres. Son Critique Intérieur a pris des proportions énormes; ce qui la transforme aussi en victime immanente, à l'extérieur de la famille. Son mari lui dit qu'elle est folle; le Critique Intérieur acquiesce et Gisèle le croit. Ses enfants la jugent pour leurs résultats scolaires insuffisants: ils lui disent qu'elle ne les aide pas assez; son Critique en convient et c'est elle la coupable. Gisèle est devenue une machine à culpabilité dont le Critique Intérieur est le démarreur.


Inversement, Thomas, dont la mère avait un Critique Intérieur fort, prit le rôle du Juge dans leur relation, pour répondre à son désir, à elle, d'être jugée et d'être la victime. Il ne perdait pas une occasion de faire remarquer tout ce qu'elle faisait de mal, de sa manière de prendre soin d'elle physiquement à ses difficultés à se montrer forte dans la vie. Il la taquinait, la Jugeait et l'accusait, généralement, de tout ce qui n'allait pas dans la famille. Thomas développa ainsi un Juge fort, plutôt qu'un Critique Intérieur fort. Avec son Juge, en partie primaire, il recréera cette situation familiale originelle dans sa propre famille.


Imaginons, maintenant, que Thomas et Gisèle fassent leur vie ensemble. A quel scénario probable peut-on s'attendre ? Thomas deviendra, de plus en plus, le Juge de Gisèle dont le Critique Intérieur grandira jusqu'à égaler celui de la mère de Thomas. Elle, de son côté, a été attirée par Thomas au Juge puissant, parce que, dans sa famille d'origine, elle était une fille au Critique Intérieur puissant. Éventuellement, le Juge de Thomas égalera celui de son père à elle, si elle continue de l'alimenter avec sa psychologie de Fille/Victime.


Parfois, lorsque le Juge extérieur est particulièrement puissant, le Critique Intérieur se retire et autorise, pour un temps, le Juge extérieur à faire le travail à sa place. Hal se souvient d'avoir dialogué avec le Critique Intérieur d'une femme qui avait été mariée, de nombreuses années, à un mari fortement critique. Son Critique Intérieur disait ceci: " Je suis parti en retraite lorsqu'elle a épousé Albin. Il faisait du bon travail: il la critiquait tout le temps et je n'avais plus à le faire. Maintenant, ils ont divorcé, alors je suis revenu. Et, pour dire la vérité, je n'ai rien oublié de mes bonnes vieilles critiques!"


Il est important de noter, une fois encore, que le Critique Intérieur et le Juge (la partie de vous qui juge les autres) sont les deux faces de la même médaille. Ils sont identiques: ils éprouvent les mêmes sentiments et ils font les mêmes observations. La différence est que l'un vous juge vous-même, à l'intérieur, et l'autre juge le monde extérieur. Un Critique Intérieur très fort, comme celui de Gisèle, est une partie primaire souvent accompagnée d'un Juge d'égale puissance qui travaille en secret. Gisèle est pleine de jugements non-dits contre ses parents et son mari. Elle y met autant d'énergie que dans son autocritique mais ces jugements ne sont pas exprimés, ils restent silencieux.


Il est une vérité première en matière de relations : tout sentiment (toute réaction contre l'autre) non exprimé, devient facilement un jugement non verbal. L'autre ressent ce jugement et se demande pourquoi il ou elle se sent mal, et même vulnérable, alors qu'il ou elle est, apparemment, en position de nette supériorité. Ces jugements peuvent parfois être verbalisés sous forme de plaisanteries ou exprimés à haute voix à des amis ou aux enfants; ils peuvent aussi éclater sous l'influence de l'alcool ou lorsque la colère brise le système de contrôle. Il arrive qu'ils soient contenus quinze ou vingt ans avant que le partenaire, porteur de ces Jugements silencieux, demande le divorce, apparemment sans prévenir. Ces jugements non-dits peuvent détruire l'intimité des relations. Enfin, et c'est très important, ils renforcent toujours le Critique Intérieur de l'autre personne.


goatUn Critique Intérieur fort n'exclut pas la présence d'un Juge extérieur fort. De même, l'apparence de pouvoir que donne un Juge fort, en partie primaire, n'empêche pas l'existence d'un Critique puissant, à l'intérieur. Le Juge extérieur parvient à réduire au Silence le Critique Intérieur de quelqu'un, si celui-ci est, manifestement, un "gagnant" et possède une parfaite maîtrise. Le Juge maintient alors cette position de suprématie, tant que la personne est "mieux" que tout le monde. Si cette position de supériorité est menacée par un soudain revers de fortune tel que maladie, chômage, retraite ou divorce, on voit souvent le Critique Intérieur revenir à la tâche.


De mauvaises conditions économiques activent toujours beaucoup le Critique Intérieur. Tous les jugements dirigés vers l'extérieur se retournent à l'intérieur et passent à l'attaque, transformant ces gens, apparemment forts, en êtres extrêmement vulnérables : leur pouvoir dépendait de la perception qu'ils avaient d'être meilleurs que tous les autres. C'est une des raisons du retournement de Juges "puissants", comme Thomas ou le père de Gisèle, en hommes très fragiles: l'équilibre que leur donnait le pouvoir est rompu et ils n'ont plus clairement le contrôle.


Le rôle du Critique Intérieur qui vous maintient en état de vulnérabilité dans toutes les relations, est extrêmement important. Nous allons maintenant focaliser notre attention sur ce point.


Le Critique Intérieur déclenche votre vulnérabilité


Si vous êtes vulnérable et incapable de gérer cette vulnérabilité, vous ne pouvez pas entretenir une relation juste avec un autre être humain, que ce soit sur le plan amoureux, familial, amical ou professionnel.


L'existence d'un Critique Intérieur de taille moyenne et aux activités "normales" vous maintient en état de vulnérabilité; c'est un point important à saisir. Le Critique Intérieur qui se plaint constamment de vous et de votre façon de vivre, vous prouve que vous êtes inadéquat. Lorsqu'il opère et que vous n'en avez pas conscience, vous avez l'impression que vous ne pourrez jamais en faire assez ou vous comporter assez bien pour être en accord avec vous-même…


Sandrine est une mère qui travaille; elle dépose ses enfants à l'école avant de se rendre à son travail. Elle aime son travail et se prépare à une journée créative. Elle arrive au bureau et découvre que son plus jeune enfant a oublié son déjeuner dans la voiture. Son Critique Intérieur entreprend immédiatement de la poursuivre: comment a-t-elle pu oublier le déjeuner ? Et pourquoi ? Suivant son degré de sophistication, il peut même l'accuser de ne pas être maternelle et de ne pas bien soigner ses enfants, ce qui prouve qu'elle n'est pas en contact avec sa féminité!…


La mère de Sandrine n'a pas besoin d'être présente pour que ses jugements fassent surface : le Critique Intérieur répète tous ses commentaires. Maintenant, au lieu de se sentir sûre d'elle et heureuse, en commençant sa journée de travail, Sandrine se sent vulnérable et devient une victime possible pour n'importe quel Juge de son entourage. Son Critique Intérieur lui prouve qu'elle mérite leurs jugements et lui démontre facilement qu'elle sabote ses relations avec son fils et avec ses collègues. Elle est en état de totale vulnérabilité.


Voyez-vous comment le Critique Intérieur fonctionne? Ce que vous faites importe peu; la manière dont vous agissez n'a aucune importance. Rien ne conviendra jamais à votre Critique Intérieur et votre Enfant Intérieur, abandonné, n'est plus que vulnérabilité.


Dans une relation, le Critique Intérieur fait de vous un enfant


Si votre Enfant Intérieur se sent vulnérable et abandonné et si vous ne savez pas vous occuper de lui, il cherchera des parents ailleurs, en quête d'assurance et de protection. Revenons à ce stage où quelqu'un est parti avant 1'heure, ce qui a réactivé le Critique de Sidra. Lorsque le Critique Intérieur commence à parler, l'Enfant Intérieur se sent mal. En supposant que Sidra n'ait pas un Ego de Conscience, elle ne peut pas être objective et gérer les plaintes du Critique ainsi que le sentiment d'échec de l'enfant. Quelle sera la prochaine étape de ce scénario? L'Enfant Intérieur de Sidra va se tourner vers Hal, comme s'il était son père, pour se faire rassurer. Et voilà comment deux adultes qui viennent de faire un bon travail ensemble et pourraient se sentir satisfaits et heureux, sont séparés par une attaque de Critique Intérieur. Hal ne peut que devenir le père de l'Enfant Intérieur de Sidra. Soit il est le Bon Père et la rassure, soit il se fâche, irrité par son manque d'objectivité et ses sentiments d'inadéquation. Dans les deux cas, il joue un rôle de père.


Cette relation de la partie parent d'une personne (Hal) avec la partie enfant de l'autre (Sidra) constitue ce que nous appelons un "schéma d'ancrage". Les schémas d'ancrage sont des manières naturelles d'être reliés les uns aux autres. Si le "bon parent" se relie à l'enfant, le schéma semble procurer chaleur et sécurité; si le "mauvais parent" se relie à l'enfant, le schéma devient pénible. Dans cet exemple, si le Bon Père de Hal rassure l'Enfant Intérieur de Sidra, elle va se sentir comblée et en sécurité, du moins pour un certain temps. Si le Père/Juge de Hal est irrité, l'Enfant Intérieur va s'ancrer avec ce Parent Critique et Sidra se sentira très mal. Dans ce cas, son Critique la blâme intérieurement et le Parent/Juge de Hal résonne avec ces blâmes à l'extérieur.


Le Critique Intérieur, nous l'avons déjà dit, réactive l'Enfant Intérieur et vous transforme en enfant inadapté. L'Enfant Intérieur ne peut pas s'occuper de lui-même; il a besoin de parents extérieurs. Si vous n'êtes pas capable de le protéger, vous-même, des attaques du Critique Intérieur, il se cherche un parent à l'extérieur; s'il le trouve, il s'attache à ce parent et vous vous transformez en enfant dans la relation. Ce n'est évidemment pas la manière adéquate de prendre soin de l'Enfant Intérieur. A long terme, personne ne traitera jamais votre Enfant Intérieur aussi bien que vous-même.


Le Critique Intérieur, comme vous voyez, vous insécurise et vous infantilise. Lorsqu'il est à l'oeuvre, vous ressemblez à un enfant pris en faute et qui ne fera jamais rien de bien. Étudions d'autres exemples où l'on voit le Critique Intérieur créer des schémas d'ancrage et affecter directement les relations.

HAL ET SIDRA STONE
Extraits du Chapitre 14 de leur livre Votre Critique Intérieur: ennemi ou allié?
Editions Le Souffle d'Or, France, 1994


dossier tres complet sur ce sujet à consulter sur le site de Jean Charles :


http://www.eveildelaconscience.ca/citdm.htm

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Posté par Exos64 à 05:18 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

28 avril 2007

Enfin Seul !

bvdxok1Se confronter au fait d'être seul engendre une peur; c'est douloureux et l'on doit le souffrir. Rien ne devrait être fait pour éviter cette souffrance, rien ne devrait être fait pour détourner le mental et rien ne devrait être fait pour y échapper. L'on doit la souffrir et la traverser.

Cette souffrance et cette douleur sont simplement le bon signe que vous êtes près d'une nouvelle naissance, parce que chaque naissance est précédée par la douleur. Cela ne peut pas être évité et ne devrait pas l'être car cela fait partie de votre croissance.

Mais pourquoi cette douleur est-elle là ? Ce point devrait être compris parce que la compréhension vous aidera à traverser cette douleur et si vous la traversez consciemment vous en sortirez plus facilement et plus tôt.
Pourquoi y a t-il souffrance là lorsque vous êtes seul ? La première chose est que votre ego devient malade. Votre ego ne peut exister qu'avec les autres. Il a grandi dans la relation, il ne peut pas exister seul. Aussi, si la situation est telle qu'il ne peut plus exister, il suffoque; il se sent être juste au bord de la mort. C'est la souffrance la plus profonde, vous vous ressentez comme si vous alliez mourir. Mais ce n'est pas vous qui mourez, seulement l'ego, que vous avez pris pour être vous-même, avec lequel vous vous êtes identifié. Il ne peut pas exister parce qu'il vous a été donné par d'autres, c'est une contribution. Lorsque vous quittez les autres vous ne pouvez pas l'emporter avec vous.
Ainsi, dans la solitude, tout ce que vous savez de vous-même tombera; peu à peu cela disparaîtra. Vous pouvez prolonger votre ego pendant un certain temps, cela, vous devrez le faire en imagination, mais vous ne pouvez pas le prolonger longtemps. Sans la société vous êtes déraciné; le sol n'est pas là d'où tirer de la nourriture. C'est la souffrance de base. Vous n'êtes plus sûr de qui vous êtes, vous êtes juste une personnalité qui se disperse, une personnalité qui se dissout. Mais c'est bon, parce qu'à moins que ce faux vous ne disparaisse, le réel ne peut pas apparaître.

À moins que vous ne soyez complètement lavé et deveniez de nouveau propre, le réel ne peut pas apparaître.

Ce faux vous occupe le trône, il doit être détrôné. En vivant dans la solitude tout ce qui est faux peut disparaître et tout ce qui est donné par la société est faux. Vraiment; tout ce qui est donné est faux, tout ce qui est né avec vous est réel. Tout ce qui est vous par vous-même, qui n'a pas été contribué par quelqu'un d'autre, est réel, authentique. Mais le faux doit disparaître et le faux est un grand investissement. Vous y avez tellement investi; vous vous en êtes tellement occupé; tous vos espoirs s'y accrochent. Aussi, lorsque le faux commence à se dissoudre vous ressentirez de la peur, vous aurez peur et tremblerez: "Que suis-je en train de m'infliger ? Je détruis toute ma vie, toute la structure".

La peur sera là, mais vous devez passer par cette peur; alors seulement deviendrez-vous sans peur. Je ne dis pas que vous deviendrez courageux, non, je dis que vous deviendrez sans peur.
La bravoure fait simplement partie de la peur. Quelle que soit votre bravoure, la peur est cachée derrière. Je dis "sans peur". Vous ne serez pas courageux; il n'y a aucun besoin d'être courageux lorsqu'il n'y a aucune peur. Tout autant le courage que la peur deviennent hors propos. Ce sont les deux faces d'une même pièce de monnaie. Aussi, vos hommes courageux ne sont rien d'autre que vous la tête à l'envers, faisant le poirier. Votre courage est caché en vous et votre peur est à la surface; leur crainte est cachée en eux et leur courage est à la surface. Ainsi lorsque vous êtes seul vous êtes très courageux, lorsque vous pensez à quelque chose, vous êtes très courageux, mais lorsqu'une situation réelle se présente, vous êtes craintif.

L'on devient sans peur seulement lorsque l'on a traversé la peur la plus profonde d'entre toute, celle de la dissolution de l'ego, de la dissolution de l'image de soi, la dissolution de la personnalité.

C'est une mort parce que vous ne savez pas si une nouvelle vie va en émerger. Pendant le processus vous ne connaîtrez que la mort. C'est seulement lorsque vous êtes mort à ce que vous êtes, à l'entité fausse, seulement à ce moment là, reconnaissez-vous que la mort était juste une porte vers l'immortalité. Mais ce sera à la fin; pendant le processus vous êtes simplement en train de mourir.
Tout ce que vous avez tant chéri vous est enlevé; votre personnalité, vos idées, tout ce que vous avez pensé être beau. Tout vous quitte, vous êtes dénudé, tous les rôles et les artifices sont emportés. Durant le processus la peur sera là, mais cette peur est basique, nécessaire et inévitable, l'on doit la traverser. Vous devez la comprendre, mais n'essayez pas de l'éviter, n'essayez pas de vous en échapper parce que chaque évasion vous ramènera de nouveau en arrière, vous retournerez dans la personnalité.
Ceux qui entrent profondément dans le silence et dans la solitude me demandent toujours: "La peur sera là, que faire alors ?" Je leur dis de ne rien faire, de simplement vivre la peur.
Si des tremblements se produisent, tremblez. Pourquoi l'empêcher ? Si une peur intérieure est là et que vous tremblez avec elle, tremblez avec elle, ne faites rien. Permettez à ce qui est là de se produire, cela s'en ira de lui-même. Si vous l'évitez… et vous pouvez l'éviter; vous pouvez commencer à psalmodier "Ram, Ram, Ram", vous pouvez vous accrocher à un mantra afin que votre mental soit détourné. Vous serez pacifié et la peur ne sera pas là, vous l'avez repoussée dans l'inconscient. Elle sortait, ce qui était bon, vous alliez en être libre, elle vous quitte et lorsqu'elle vous quitte, vous tremblez
C'est naturel parce que de chaque cellule du corps et du mental, une énergie qui avait toujours été réprimée, se libère. Il y aura un tremblement et des secousses, ce sera comme un tremblement de terre, L'âme entière sera ébranlée par cela. Mais laissez cela être, ne faites rien, c'est mon conseil. Ne psalmodiez même pas, n'essayez pas de faire quoi que ce soit avec cela parce que tout ce que vous pouvez faire sera de nouveau de la répression. En lui permettant simplement d'être, en la laissant être, elle vous quittera et lorsqu'elle est parti, vous serez un homme tout à fait différent.

Osho, Extrait de: The Book of Secrets

Posté par Exos64 à 21:31 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

Laissez les choses être ce qu'elles sont !

kr26lq2...Le cyclone est loin et vous êtes maintenant centré, centré comme vous ne l'avez jamais été auparavant. Une fois que vous connaissez l'art de laisser des choses être ce qu'elles sont, vous connaîtrez l'une des clés maîtresses qui ouvre toutes les portes intérieures. Alors quoi que ce soit qui est, laisser-le être; ne l'évitez pas.

Si, pendant juste trois mois, vous pouvez être dans une solitude totale, dans un silence total, ne vous battant avec rien, permettant à tout d'être, quoi que ce soit, en trois mois le vieux sera parti et le nouveau sera là. Mais le secret est de permettre à ce qui est d'être… quelque soit la peur et la souffrance, quel que soit l'apparent danger et l'apparente mort.

De nombreux moments viendront où vous vous sentirez comme devenir fou si vous ne faites pas quelque chose et involontairement vous commencerez à faire quelque chose. Vous pouvez savoir que rien ne peut être fait, mais vous ne  serez pas en mesure de contrôler la situation et vous commencerez à faire quelque chose.
C'est comme lorsque vous vous déplacez par une rue sombre la nuit, à minuit et vous ressentez de la peur parce qu'il n'y a personne alentour; la nuit est sombre et la rue est inconnue alors vous commencez à siffler. Qu'est-ce que siffler peut apporter ? Vous savez que cela ne changera rien. Vous commencez alors à chanter une chanson, vous savez que chanter une chanson n'apportera rien, l'obscurité ne sera pas dissipée, vous resterez seul mais tout de même, cela détourne le mental. Si vous commencez à siffler, par le simple fait de siffler vous gagnez de la confiance et vous oubliez l'obscurité. Votre mental se déplace dans le fait de siffler et vous commencez à vous sentir bien.
Rien n'est changé, la rue est la même, l'obscurité est la même, le danger, s'il existe, est là, mais maintenant vous vous sentez plus protégé. Tout est identique, mais maintenant vous faites quelque chose. Vous pouvez commencer à psalmodier un nom, un mantra, ce sera comme siffler. Cela vous donnera de la force mais cette force est dangereuse, cette force deviendra de nouveau un problème, parce que cette force sera votre vieil ego, vous le ranimez.

Restez un témoin et permettez à ce qui arrive d'arriver.
Pour aller au-delà de la peur l'on doit lui faire face.
Pour transcender l'angoisse l'on doit lui faire face et plus authentique est l'affrontement, plus le face à face est réel, plus les choses sont regardées comme elles sont, plus tôt la transformation sera là.

Cela prend du temps uniquement parce que votre authenticité n'est pas intense.

Aussi, cela peut vous prendre trois jours, trois mois ou trois vies; tout dépend de l'intensité. Vraiment, trois minutes peuvent aussi faire l'affaire, trois secondes peuvent aussi faire l'affaire. Mais alors vous devrez passer par un enfer tel, d'une telle intensité, qu'il est possible que vous ne puissiez pas être capable de le supporter, de le tolérer. Si l'on peut faire face à ce quoi que ce soit qui est caché en nous, cela passe et lorsque la peur est partie, vous êtes différent parce que tout ce qui vous a quitté faisait auparavant partie de vous et n'en fait maintenant plus partie.

Ne demandez pas: "Que faire ?" Il n'y a aucun besoin de faire quoi que ce soit. Le non faire, être un témoin, faire face sans effort à ce qui est, quoi que cela soit, ne faisant pas même un petit effort; permettre simplement à ce qui est d'être.

Restez passif et le laissez cela passer, cela passe toujours. Lorsque vous faites quelque chose, c'est une destruction parce qu'alors vous vous immiscez.

Et qui s'immisce ? Qui a peur ? Celui même qui est la maladie s'immiscera, l'ego; celui qui doit être lâché s'immiscera. Je vous ai dit que l'ego fait partie de la société. Vous avez quitté la société mais vous ne voulez pas lâcher cette part que la société vous a donnée. Elle est enracinée dans la société; elle ne peut pas vivre sans société. Ainsi vous devez ou bien la lâcher ou bien créer une nouvelle société dans laquelle cette part peut vivre.
Être solitaire veut dire ne pas créer de société alternative. Sortez simplement de la société et ensuite quoi que ce soit que la société vous a donné, cela vous quittera. Vous allez devoir le lâcher, ce sera douloureux parce que vous y êtes si adapté, tout est si bien arrangé. C'est devenu un tel confort d'être adapté, tout est commode. Lorsque vous changez et allez seul, vous quittez tous les conforts, toutes les commodités, tout ce que la société peut donner et lorsque la société vous donne quelque chose, elle vous prend également quelque chose; votre liberté, votre âme. Aussi, c'est un échange et lorsque vous essayez d'arriver à votre âme dans sa pureté vous devez arrêter la négociation. Ce sera douloureux, mais si vous pouvez traverser cela, le bonheur le plus grand est tout près. La société n'est pas aussi douloureuse que la solitude. La société tranquillise, la société est commode et confortable mais elle vous donne une sorte de léthargie. Si vous sortez de la société, l'inconvénient sera nécessairement là, toutes sorte d'inconvénients seront là. Ces inconvénients doivent être soufferts avec la compréhension qu'ils font partie de la solitude et partie du retour vers vous-même.
Vous en sortirez neuf, avec une gloire et une dignité nouvelle, avec une pureté et une innocence nouvelle.

Osho, Extrait de: The Book of Secrets

Posté par Exos64 à 21:20 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

20 avril 2007

Écouter est très différent de seulement "entendre."

peacock_dazeJe sais que vous pouvez entendre, il n´y a aucun problème à ce sujet, mais vous ne pouvez pas écouter. Écouter est totalement différent d´entendre. Écouter veut dire entendre sans le filtre du mental, écouter signifie entendre sans aucune interférence de vos pensées, écouter signifie entendre comme si vous étiez totalement vide. Si vous avez même une petite vaguelette de pensée à l´intérieur, des vagues de pensées subtiles autour de vous, vous ne serrez pas à même d´écouter, bien que vous puissiez entendre. Et pour écouter la musique, la musique antique, la musique éternelle, l´on doit être totalement silencieux, comme si le "je" n´est pas. Lorsque vous êtes, vous pouvez entendre, lorsque vous n´êtes pas, vous pouvez écouter.

Dans une petite école l´institutrice constata qu´un garçon n´écoutait pas. Il était très paresseux et agité, remuant. Alors elle lui a demandé: Que se passe-t-il ? As-tu une difficulté ? Ne peux-tu pas m´entendre ?"

Le garçon dit: "Entendre est okay, le problème, c´est écouter."

Il a fait là une distinction vraiment subtile. Il a dit: "Entendre est okay, je vous entends, mais écouter est le problème." Parce qu´écouter est plus qu´entendre. Écouter est entendre avec une attention totale. Simplement entendre est okay, les sons sont tout autour de vous, vous entendez, mais vous n´écoutez pas. Vous ne pouvez pas faire autrement qu´entendre, parce que les sons continueront à frapper votre tympan, vous "devez" entendre. Mais vous n´êtes pas présent pour écouter, parce qu´écouter signifie une attention profonde, une complicité  ce n´est pas un commentaire constant à l´intérieur, disant oui ou non, n´acquiesçant pas, n´étant pas en désaccord, parce que si vous n´acquiescez, si vous êtes en désaccord, dans ce moment là, comment pouvez-vous m´écouter ?

Lorsque vous êtes d´accord, ce que j´ai dit fait déjà partie du passé. Lorsque vous êtes en désaccord, ce que j´ai dit est déjà loin. Et au moment où vous opiner de la tête à l´intérieur, dites non ou oui, vous passez à côté et ceci, c´est une attitude constante en vous.

Vous ne pouvez pas écouter. Et plus vous avez de connaissance, plus l´écoute devient difficile. Écouter veut dire: une attention innocente. Vous écoutez simplement. Nul besoin d´être en accord ou en désaccord. Je ne suis pas à la recherche de votre accord ou désaccord. Je ne demande pas votre voix, je ne recherche pas votre adhésion, je n´essaye en aucune façon de vous convaincre.

Que faites-vous lorsqu´un perroquet commence à crisser dans un arbre ? Commentez-vous ? Oui, même là vous dites: " Ca dérange." Vous ne pouvez même pas écouter un perroquet. Lorsque le vent souffle à travers les arbres et qu´il y a un bruissement de feuilles, l´écoutez-vous ? Parfois, peut-être, quand cela vous prend au dépourvu. Mais là aussi, vous commentez: "Oui magnifique !"

Maintenant voyez: Toutes les fois où vous commentez, vous devenez inconscient. Le mental interfère et avec lui, entrent le passé et le futur. La ligne verticale est perdue et vous devenez horizontal. Dès l´instant où le mental interfère, vous devenez horizontal. Vous passez à côté de l´éternité.

Écoutez simplement. Nul besoin de dire oui ou non. Nul besoin d´être convaincu ou pas convaincu. Écoutez simplement et la vérité vous sera révélée - ou le faux ! Si quelqu´un dit des absurdités, si vous écoutez simplement les absurdités se révéleront à vous sans aucun commentaire du mental. Si quelqu´un dit la vérité, cela vous sautera aux yeux. La vérité ou le faux ne sont pas un accord ou un désaccord de votre mental, c´est un sentiment. Lorsque vous êtes en totale complicité, vous ressentez et vous ressentez simplement que c´est vrai ou que c´est faux et la chose est claire ! Aucune inquiétude à son sujet, aucune pensées à son sujet ! Que peut faire la pensée ?

Si vous avez été élevés d´une certaine façon, si vous êtes un chrétien ou un indou ou un musulman et que je dis quelque chose qui s´avère être conforme à votre éducation, vous direz "oui". Si ce n´est pas conforme, vous direz "non". Êtes-vous présent ou est-ce seulement votre éducation qui est présente ? Et l´éducation est simplement accidentelle.

Le mental ne peut pas discerner ce qui est vrai, le mental ne peut pas discerner ce qui est faux. Le mental peut raisonner, mais tout raisonnement est basé sur un conditionnement. Si vous êtes un indou vous raisonnez d´une certaine façon, si vous êtes un musulman vous raisonnez d´une façon différente. Et chaque sorte de conditionnement rationalise. Ce n´est pas vraiment raisonner: vous rationalisez.

Osho, Extrait de: Ancient Music in the Pines, #9 Extrait de: And The Flowers Showered, #7

web_piscesSi vous écoutez avec toutes sortes de préjudices, c´est une manière fausse d´écouter, c´est vraiment une façon de ne pas écouter. Vous semblez écouter, mais en fait vous n´écouter pas, vous ne faites qu´entendre. L´écoute juste veut dire que vous avez mis de côté votre mental. Cela ne signifie pas que vous devenez crédule, que vous commencez à croire tout ce qui vous est dit. Cela n´a rien à avec voir avec la crédulité ou l´incrédulité. L´écoute juste veut dire: " Cela ne m´intéresse pas en ce moment de croire ou de ne pas croire. A présent, il ne s´agit pas pour moi d´être d´accord ou pas d´accord. J´essaye simplement d´écouter ce qui est. Plus tard je pourrai décider de ce qui est juste et ce qui est faux. Plus tard je peux décider de suivre ou de ne pas suivre."

Et la beauté de l´écoute juste est celle ci: la vérité a une musique à elle. Si vous pouvez écouter sans préjudice, votre coeur vous fera savoir que c´est vrai. Si c´est vrai, une clochette commencera à tinter dans votre coeur. Si ce n´est pas vrai, vous restez à distance, non concerné, indifférent, aucune clochette ne tinte dans votre coeur, aucune synchronicité ne se produit. C´est cela la qualité de la vérité: si vous l´écoutez avec un coeur ouvert, elle crée immédiatement une réponse dans votre être, votre centre même est galvanisé. Soudain des ailes vous poussent, le ciel entier s´ouvre à vous.

La question n´est pas de décider d´une manière logique si ce qui est dit est vrai ou faux. Au contraire, c´est une question d´amour, non de logique. La vérité crée immédiatement un amour dans votre coeur, quelque chose est déclenchée en vous d´une façon très mystérieuse.

Mais si vous écoutez de façon incorrecte, c´est-à-dire, complètement empli de votre mental, empli de vos détritus, empli de votre savoir, alors vous ne permettrez pas à votre coeur de répondre à la vérité. Vous passerez à côté de cette possibilité extraordinaire, de cette synchronicité. Votre coeur était prêt à répondre à la vérité... Il répond seulement à la vérité, souvenez-vous, il ne répond jamais à ce qui est faux. Avec le faux il reste tout à fait silencieux, insensible, inchangé, sans excitation. Face au vrai, il commence à danser, il commence à chanter, comme si soudainement le soleil s´etait levé, la nuit sombre n´est plus, les oiseaux chantent, les lotus s´ouvrent, la terre entière s´éveille.

Osho, Extrait de: The Dhammapada: The Way of The Buddha, Vol. 7, #9

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Posté par Exos64 à 20:58 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

19 avril 2007

Seule l'innocence peut être passionnée.

Les innocents ignorent la douleur, la souffrance, même s'ils ont vécu des milliers d'expériences.
Ce ne sont pas les expériences qui corrompent l'esprit, mais les traces qu'elles laissent, les résidus, les cicatrices, les souvenirs. Ils s'accumulent, s'entassent les uns sur les autres, c'est alors que commence la souffrance.

Cette souffrance, c'est le temps. Le temps ne peut cohabiter avec l'innocence.

La passion ne naît pas de la souffrance. La souffrance, c'est l'expérience, l'expérience de la vie quotidienne, cette vie de tortures, de plaisirs éphémères, de peurs et de certitudes. Nul ne peut échapper à ces expériences, mais rien n'oblige à les laisser s'enraciner dans le terreau de notre esprit. Ce sont ces racines qui suscitent les problèmes, les conflits et les luttes incessantes. La seule issue, c'est de mourir chaque jour au jour précédent. Seul un esprit clair peut être passionné.

Sans passion, on ne voit ni la brise qui joue dans le feuillage, ni l'eau scintillante dans le soleil. Sans passion, point d'amour.

Jiddu Krishnamurti

http://www.krishnamurti-france.org/


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15 avril 2007

L'Eveil

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Dans ce monde, dans votre cœur et au-delà

Il y a longtemps, Gautama Bouddha a dit que "les humains sont inversés". Il a dit : "ils croient que ce qui est juste est erroné et que ce qui est erroné est juste. Que ce qui est vrai est faux et que ce qui est faux est vrai. Que ce qui est bon est mauvais et que ce qui est mauvais est bon". Nous pouvons voir que dans la condition actuelle de notre monde, ce même scénario bat son plein. Nous en sommes littéralement arrivés à réaliser les paroles de Bouddha. Aussi brillants et intelligents que puissent être les êtres humains, l'humanité, même à cette heure très tardive, commence juste à comprendre qu'elle vit à l'envers. A l'envers signifie que généralement, nous vivons pour nous-mêmes et non pas pour le monde entier. Effectivement, nous, être humains, ne comprenons jamais le simple fait que le monde entier - et tout ce qui y vit - n'est qu'une seule famille. Nous vivons généralement pour le seul bénéfice de notre propre cercle personnel et familial et la plupart du temps, nous ne nous soucions pas de notre famille mondiale. Même le combat politique habituel, comme par exemple, celui qui consiste à protéger l'environnement, est gêné parce qu'il est "financièrement précaire". Au dessus de cet horizon de pollution l'écho des paroles de Bouddha nous hante. Il n'y a pas d'environnement, pas d'êtres et alors bien sûr, pas non plus de marché, et non le contraire. Ce n'est qu'en considérant tous les êtres comme votre propre soi que vous briserez les liens de la dualité. Dans le moindre recoin de notre vie, nous sommes invertis et devons nous remettre à l'endroit. Mais qu'est-ce qui fait qu'un être se remet à l'endroit ?

C'est le cœur. C'est le cœur qui fait qu'un être se remet à l'endroit.

Lorsque vous commencez à ouvrir votre esprit grâce à l'ouverture du cœur, il est dit que vous vous éveillez à la "Vérité". Et bien qu'il soit impossible de définir la "Vérité, il devient évident que la "Vérité est la nature inclusive de toute chose. Cette nature qui inclut tout est incompréhensible et dans le même temps, elle est indéniable. Quand vous quittez votre cercle étroit, des considérations plus grandes vous mènent à des vues intérieures plus vastes. Et bien que nous ne puissions pas (à un ou à deux) réparer le monde tout seul(s), ce que nous pouvons faire, par contre, c'est ré-ajuster notre propre vie, pour inclure toute l'existence dans notre cœur ; et alors, dans un sens particulièrement authentique, notre vie même devient une contribution au monde dans lequel nous vivons. En d'autres termes, vous devez arriver à comprendre que rien ne peut être exclu du tout, et que vivre en cet esprit embrase une intelligence sensible qui est imbue de compassion pour chacun des êtres humains. La "Vérité" est dépourvue de partialité, dépourvue de raccomodages et dépourvue de brèches. Par conséquent, la sagesse qui soutient cette compréhension soutient toute l'existence. C'est une conscience tendre et puissante qui transforme une vie pour la faire passer d'une forme égocentrée à une forme dépourvue d'ego. La forme dépourvue d'ego, c'est l'illumination. L'état des choses de ce monde est l'expression extérieure d'une condition intérieure. Le fait de nier l'Un en tout est une source de problèmes dans ce monde ; cependant, quand vous êtes intègre avec la vie, seulement en étant ce que vous êtes, alors votre vie est pareille à un médicament pour un monde souffrant. Ce principe est tout aussi personnel qu'universel. "Cela", cette "Vérité" qui donne vie au blé dans les champs, donne vie à chacun. Plus votre compréhension est inclusive, plus vous incarnez la sagesse dans votre vie quotidienne. Cela ressemble énormément à l'ascension vers le sommet d'une montagne. Au pied de la montagne, votre vue est restreinte et limitée aux environs immédiats. Cependant, au fur et à mesure que vous montez, votre vue s'élargit. Il est important de s'élever au-dessus de ses propres opinions. Celui qui se trouve au sommet de la montagne n'est pourtant pas plus grand que celui qui se trouve au pied de la montagne. Il s'avère simplement qu'au fur et à mesure de votre ascension vers le haut, votre observation s'élargit de plus en plus (en vous ouvrant à l'intérieur) et cela, c'est le tout. C'est un Eveil authentique. Au fur et à mesure que l'on mûrit dans cette ouverture éveillée, les bagages inutiles sont naturellement délaissés sur le chemin, afin de se dissoudre dans le rien, ce qu'en réalité, ils sont. Par bagage, nous entendons le fardeau ; et "fardeau" signifie avidité, colère, haine et égoïsme, tout ce qui apparaît pour diviser la "Vérité". Même s'il est impossible de diviser, souvent, les humains croient dans les divisions beaucoup plus qu'ils ne réalisent la "Vérité". Celui qui est éveillé ne porte pas de fardeau ou bien, au fur et à mesure qu'il mûrit dans l'Eveil, il en porte de moins en moins, toujours de moins en moins. C'est par l'intuition de l'essentiel que vous vous éveillez. Donc, persister à exister dans un esprit divisé comme un être humain "normal", signifie vivre à l'envers, pour l'être illuminé. Et vivre à partir du cœur, cela signifie "vivre à l'envers", pour le monde en général (peut-être qu'à présent, cela commence-t-il à changer). C'est pourtant dans ce monde à l'envers que l'on s'éveille. C'est ici que le feu de l'illumination est embrasé et que les flammes sont attisées par le désir brûlant de conscience absolue.

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La vie quotidienne, c'est l'expérience spirituelle.

Alors que l'on s'éveille à l'unité inhérente à tous les phénomènes, des expériences particulières peuvent se produire, qui apportent, une vue intérieure du cœur de l'existence plus vaste que tout ce qu'on a connu jusqu'ici.. Ces événements sont appelés des "expériences spirituelles". Même si ces expériences sont importantes et révélatrices, ce qu'elles révèlent nous ramène toujours en nous-mêmes et en notre vie ordinaire, telle qu'elle est réellement. Par conséquent, bien que les expériences spéciales soient rares et merveilleuses, c'est la vie quotidienne qui constitue "l'expérience spirituelle" la plus consistante, et cette vie quotidienne représente un champ de possibilité plus vastes, pour cultiver la Noble Sagesse, ce champ même au-dessus duquel l'aube de l'illumination point.

Fusionner.

Fusionner signifie être libre de la séparation.

Lorsque nous recherchons divisions et différences, nous trouvons divisions et différences. Lorsque nous recherchons l'unité, alors, nous trouvons l'unité. Il est bien plus difficile de faire ressortir l'Un de la multitude. Il est plus facile d'affirmer des divisions et des différences, parmi la multitude. Néanmoins, avec l'Eveil, une profonde conviction intime naît, qui vous pousse à dépasser les limites de ce qui est superficiel. Vous en arrivez à comprendre qu'il existe une unité sous-jacente fondamentale, qu'elle est la réalité à la fois de toute expérience et de tout ce qui existe à l'intérieur de l'expérience. Et cette unité, cette sagesse du cœur qui est arrivée tout doucement dans la vie quotidienne, devient une grande passion. Devient l'Aimée, parmi tous ceux qui sont aimés. En d'autres termes, cette passion élève tout ce qui est relié à l'unité, dans chacun des aspects. C'est ici, dans cet esprit, que le deux fusionne en l'Un, que la multitude est inclusive et que les séparations perdent leur réalité. C'est ici, dans cet esprit, que l'on fusionne avec le divin (l'essence indivisée) en tout.1 C'est ici, que sa propre expérience est soi-même. Quand cette fusion avec le divin est complète, c'est en cet instant même que l'on réalise qu'il est impossible, en fait, de fusionner avec "Cela", qui n'a jamais été divisé.

Transpercer.

Transpercer le brouillard des projections mentales, pour voir les choses telles qu'elles sont.

Lorsque la division passe en arrière-plan et que "l'Un" (la nature essentielle) devient plus évidente, alors, la vue intérieure transperce les murs de l'hallucination et il n'est plus besoin de préserver l'illusion de la séparation. Qu'est-ce-que l'illusion, et qu'est-ce que l'hallucination ? L'illusion, c'est l'impermanence, dans son sens le plus vrai. L'illusion n'a pas de réalité fondamentale (illusive). L'hallucination, c'est l'ignorance. Et l'ignorance, "spirituellement parlant", c'est affirmer la dualité là où il n'y en a aucune. Transpercer, c'est la Noble Sagesse en action, c'est la conscience éveillée. Le fait de laisser l'esprit et les sens ouverts (et silencieux) pour percevoir, sans opinion ni projection, permet l'expérience directe et spontanée de l'instant immédiat, et dans ce monde, c'est une expérience rare. Autrement dit, le fait de transpercer expose toujours tout ce qui est tel qu'il l'est vraiment, sans l'élaboration du jugement ni du préjugé. Chacun veut être véritablement vu, pourtant, ce qui est encore bien plus important, c'est de voir, plutôt que d'être vu. Transpercer, c'est la vue intérieure pure. Par exemple, chacun veut de l'amour, et rechercher l'amour (comme Bouddha l'a souligné), c'est vivre à l'envers. Les gens ne comprennent pas que rechercher l'amour, c'est comme se trouver sous une cascade et chercher un verre d'eau. Il est moins important de chercher l'amour que d'aimer. L'être illuminé aime naturellement, comme le soleil, qui brille naturellement ; par conséquent, il n'a pas besoin de chercher quoi que ce soit, il est ce qu'il cherche. Ce principe est vrai pour chacun. La conscience illuminée transperce les nuages de l'hallucination et révèle que Je suis tout ce que je peux chercher. Quand un être a une vue intérieure, en cet instant même, il est également éveillé, et plus l'expérience de la compréhension éveillée se répète, plus cette Noble Sagesse dure dans sa vie et se stabilise, sans osciller.

L'Eveil ou l'illumination, est-ce la même chose, ou s'agit-il de deux choses différentes ?

Certains Maîtres disent qu'il y a quatre-vingt quatre niveaux d'illumination, et d'autres encore que tous ces niveaux peuvent être transcendés d'un seul bond. Disons qu'il existe des expressions infinies d'illumination. Il existe des profondeurs qui sont incompréhensibles et des simplicités qui se dissolvent brillamment, comme la dualité la plus subtile, aussi fine qu'un fil de soie. L'amour, dans son sens véritable, la compassion, la bonté authentique, ne pourraient jamais être dits "non illuminés". Ils constituent le passage au-delà de l'ignorance. Personne - peu importe qui, peu importe à quel point leur réalisation excelle - n'a jamais plongé dans les profondeurs de la conscience, de la vacuité, ou du champ des possibles. Où irez-vous, pour arriver ? Qui est arrivé et quelle ligne passe-t-on, pour arriver ? Une chose est certaine, l'illumination perçoit seulement l'illumination et elle n'est pas dupée par ce qui n'est pas illuminé (ceci est un koan).

Et au-delà.

rubon8Le Maître Zen Chinul a dit : "poser votre pied sur la voie signifie que vous avez déjà eu un Eveil soudain." Il a dit : "un éveil soudain et une cultivation lente." Chinul était un rebelle spirituel et en disant ceci, il était tombé juste. L'on doit comprendre qu'il y a un "au-delà de l'illumination", comme une spirale infinie qui continue, de plus en plus profond, en s'élargissant toujours plus. Bien que l'essence essentielle soit incommensurable2 et qu'il n'existe pas de plus et pas de moins, tant que le corps demeure, l'Etre éveillé ne cesse jamais de mûrir, à la lumière de cette sagesse, ceci est certain. Plus votre cœur est ouvert, plus l'esprit est vide ; et plus l'esprit est vide, plus la créativité est naturelle et radieuse. Ici, celui qui est petit est grand et celui qui est humble est noble. Ici, au-delà d'un point d'arrivé fictif, tout ce qui est est véritablement illusion, pourtant tout ceci est directement expérimenté et dépourvu de toute de contradiction. Ici, la richesse est l'aptitude à être empli de vacuité, à réaliser qu'il y a toujours, dans chaque instant, une possibilité infinie. Et l'erreur de la dualité se trouve effacée dans un champ de possibilités plus vaste, jusqu'à ce que toute expérience soit le Maître intérieur, émergeant sous la forme de chaque chose, dans chaque variation de la cognition. Vivre une vie ordinaire avec une compréhension non ordinaire, conduit si loin vers l'intérieur et si loin vers l'extérieur que personne ne pourra jamais aller à de telles profondeurs ou de telles distances ; non, personne n'y est jamais allé. Par conséquent, aller dans le centre de votre cœur, ce n'est pas si éloigné, mais c'est pourtant aussi profond que l'éternité. Quelle rose merveilleuse, quel parfum délicieux ! Quelle simplicité, à quel point elle est simplement à la disposition de tous et à quel point tout est essentiel en tout ! Ouvrez votre cœur et éveillez-vous, ne vous arrêtez jamais. A quel point peut-on être ouvert ? A quel point la paix est-elle profonde et jusqu'où le cœur peut-il faire rayonner la Bonté Aimante ? Ceci est naturel à chacun de nous.3

Gate', Gate' Paragate' Parasamgate' Bodhi Svaha.

Vous-mêmes constituez la possibilité que l'illumination soit pleinement réalisée et qu'elle ne cesse jamais de continuer à se réaliser. L'illumination n'est qu'un pas le long d'une voie dépourvue de voie. Eveillez-vous, éveillez-vous et éveillez-vous !


Il est dit qu'une fois, Bouddha, en marchant sur la route, a croisé un homme. L'homme fut impressionné par le rayonnement extraordinaire de Bouddha et par sa présence paisible. L'homme s'est arrêté et lui a demandé :

- "mon ami, qu'es-tu ? Es-tu un être céleste ou un dieu ?"

- "Non", dit le Bouddha.

- "Alors, es-tu une espèce de magicien ou d'enchanteur ?"

A nouveau, le Bouddha a répondu :

- "Non".

- "Alors, mon ami, qu'es-tu ?"

Et le Bouddha a répondu :

- "Je suis éveillé".

ShantiMayi.

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Ecrit pour "Tattwa Bulletin", Pays-Bas, 2001.

Notes :

1. Il est souvent considéré que soi-même, c'est au-delà de l'expérience. Pourtant bien que ce soit le cas, le soi véritable aussi bien que la "Vérité" qui soutient notre existence entière, sont tout ce qui peut être expérimenté. Il n'y a pas de séparation du tout, dans la "Vérité".

2. L'essence essentielle : ce concept va bien au delà des mots qui le compose et ne peut être défini, pas plus que la "Vérité" ne peut l'être. Cependant, il est porteur d'une indication de direction, celle d'une unicité située au-delà et constituant la totalité fondamentale de tout ce qui est. L'essence essentielle n'est ni un objet ni rien.

3. Le Mantra du Sutra du Cœur dit : Va (ou "est allé") va au-delà… au-delà du suprême (que vous avez atteint jusque là), au-delà de l'éveil le plus suprême... en abandonnant tout à l'intérieur de lui.

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Posté par Exos64 à 21:22 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

Voir la Vérité

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Des chercheurs de Vérité! Combien sont-ils, ceux qui cherchent réellement la Vérité? Bien qu'il y en ait des milliers qui croient qu'ils sont chercheurs de la Vérité, ils ne font que chercher leurs propres idées sur la Vérité, et sont tout à fait incapables de reconnaître la réalité quand ils la voient. La Vérité est sans cesse autour de nous, mais à cause de sa familiarité et de sa simplicité ceux qui cherchent le mystère passent à côté d'Elle.

L'amour des hommes pour le mystère a toujours servi aux prêtres de toutes les religions pour leur profit personnel ou pour leur amour du pouvoir, et n'a jamais manqué de tenir en sujétion des millions de gens à toutes les époques.

Le mysticisme véritable est une chose très différente; c'est réellement une reconnaissance de la merveille et de la gloire des choses ordinaires de la vie de tous les jours; une découverte des merveilles stupéfiantes de la nature et du travail des lois de la nature. Mais le chemin du mystique, ou du réel chercheur de la Vérité, n'est pas un chemin facile, ni qui puisse satisfaire ceux dont les yeux sont remplis de leur propre vision. Sur ce chemin toute idée ou vision de la Vérité à laquelle on tenait jusque-là doit être abandonnée, car les yeux de l'âme ne doivent contempler qu'une seule vision; s'il n'en était pas ainsi, on ne pourrait percevoir que confusion.

Seul celui qui est prêt à faire cet abandon peut continuer.

Entre désert et champs verdoyants
Khalifa Nargis

Posté par Exos64 à 08:59 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]

14 avril 2007

La Metamorphose

menvoldepapillonscoletttz8...Je ne suis pas venu vous entretenir de choses impossibles, mais de toutes les capacités et possibilités cachées en vous. (…) La métamorphose est parfois un peu pénible, mais tout dépend de la focalisation, de la perception et de l’altitude que vous adoptez. La douleur et la peur de souffrir vous effraient, et vous tentez de les éviter à tout prix. Pourtant, la larve dans le cocon n’a pas à méditer pour effectuer sa mutation ; elle se contente d’être et de laisser l’alchimie agir jusqu’à sa transformation naturelle et spontanée en papillon. Pourquoi ? Parce qu’elle a toujours été un papillon et n’a jamais eu à fournir aucun effort pour en devenir un ; elle n’a eu qu’à se laisser aller à son processus existentiel et à la réalité essentielle pour laquelle elle émergeait. En d’autres mots, elle a complété son processus sans offrir de résistance au changement. Votre problème repose sur votre immense opposition à la réalité et aux fins existentielles que vous étiez destinés à connaître. Voilà d’où découle le drame qui vous a accompagnés tout au long de l’éternité de votre périple d’évolution.

Contrairement à ce que vous pensez, si vous êtes venus sur cette planète de rédemption ou de guérison dans l’évolution, ce n’est pas pour apprendre quelque chose de neuf et de différent, mais pour comprendre qui vous êtes essentiellement et retourner à cet état d’être.

Ramathis Mam

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08 avril 2007

Je souffre immensément de la solitude


Que puis-je faire à ce sujet ?


_L'on ne peut pas combattre directement les ténèbres de l'isolement. Chacun doit comprendre quelque chose d'essentiel, c'est qu'il y a certaines choses fondamentales qui ne peuvent pas être changées. Un des principes de base est que vous ne pouvez pas vous battre directement contre l'obscurité, directement contre le fait d'être esseulé, directement contre la peur d'être seul.LA raison en est que ces choses n'existent pas; elles sont simplement l'absence de quelque chose, de même que l'obscurité est l'absence de lumière.
En fait, que faites-vous lorsque vous voulez que la pièce ne soit plus dans l'obscurité ? Vous ne faites rien directement avec l'obscurité - n'est-ce pas ? Vous ne pouvez pas la mettre dehors, il n'est en aucune façon possible de faire quoi que ce soit avec l'obscurité pour qu'elle disparaisse; vous devez faire quelque chose avec la lumière. Voilà qui change toute la situation et c'est ce que j'appelle l'un des principes essentiels, fondamentaux. Vous ne touchez même pas à l'obscurité, vous n'y pensez pas; cela ne sert à rien, elle n'existe pas, c'est simplement une absence.
Ainsi, amenez simplement la lumière et vous ne trouverez pas d'obscurité du tout, parce qu'elle était l'absence de lumière, seulement l'absence de lumière et non pas quelque chose de matériel, qui a une réalité en soi, non quelque chose qui existe. Mais parce que la lumière n'était pas présente, vous aviez une sensation erronée de l'existence de l'obscurité.
Vous pouvez continuer à vous battre contre cette obscurité votre vie durant et vous ne réussirez pas, alors que seule une petite bougie suffit pour la dissiper. Vous devez travailler sur la lumière parce qu'elle est positive, existentielle; elle existe par elle-même et une fois que la lumière est là, tout ce qui était son absence disparaît automatiquement.
Le sentiment d'être seul est semblable à l'obscurité.

Vous ne connaissez pas votre réalité d'être seul. Vous n'avez pas éprouvé votre solitude et sa beauté, son pouvoir immense, sa force.

Le sentiment d'être esseulé et la solitude sont synonymes dans les dictionnaires, mais l'existence ne suit pas vos dictionnaires. Et personne n'a encore essayé de faire un dictionnaire existentiel qui ne serait pas en contradiction avec l'existence.
Le sentiment d'être esseulé, isolé, est une absence.

Parce que vous ne connaissez pas votre solitude, il y a la peur. Vous vous sentez isolé, aussi, vous voulez vous accrocher à quelque chose, à quelqu'un, à un peu de relation, simplement pour maintenir l'illusion que vous n'êtes pas esseulé; or vous savez que vous l'êtes - d'où la douleur. D'une part vous vous accrochez à quelque chose qui n'a pas de réalité, qui est juste un arrangement provisoire; une relation, une amitié.
Et pendant que vous êtes dans la relation vous pouvez créer une petite illusion pour oublier votre isolement. Là est le problème; bien que vous puissiez oublier pour un instant votre sentiment d'être esseulé, l'instant d'après vous prenez soudain conscience que la relation ou l'amitié n'ont rien de permanent. Hier encore, vous ne connaissiez pas cet homme ou cette femme, vous étiez des étrangers; aujourd'hui vous êtes amis, mais demain, qui sait… vous serez peut-être de nouveau des étrangers, d'où la douleur.
L'illusion donne une certaine consolation, mais elle ne peut pas créer une réalité afin que toute peur disparaisse. Elle réprime la peur, alors en surface vous vous sentez bien, en tout cas, vous essayez de vous sentir bien. Vous vous persuadez que vous vous sentez bien; combien merveilleuse est la relation, combien merveilleux est cet homme ou cette femme. Mais derrière l'illusion et l'illusion est si mince que vous pouvez voir derrière, il y a une douleur dans le coeur, parce que le coeur sait parfaitement bien que demain les choses peuvent ne pas être pareilles... et elles ne seront pas pareilles.
Toute l'expérience de votre vie vous démontre que les choses changent continuellement. Rien ne reste stable; vous ne pouvez vous accrocher à rien dans un monde changeant.

Vous vouliez faire de votre amitié quelque chose de permanent, mais votre désir même est contre le principe du changement et cette loi ne fera pas d'exceptions. Elle continuera simplement à fonctionner à sa manière; elle changera… tout.
Peut-être qu'à long terme, vous comprendrez un jour qu'il était bon que cette loi ne vous ait pas écouté, que l'existence ne se soit pas soucié de vous et a simplement continué à faire tout ce qu'elle voulait faire... pas selon votre désir.
Cela peut vous prendre un peu de temps pour le comprendre. Vous voulez que tel ami soit votre ami pour toujours, mais demain il se transforme en ennemi. Ou simplement; "Qu'il fiche le camp !" et il n'est plus avec vous. Quelqu'un d'autre vient alors remplir le vide, quelqu'un qui est un être humain bien supérieur. Tout à coup vous vous rendez alors compte qu'il était bien que l'autre ait fiché le camp; autrement vous seriez restés collés ensemble. Pourtant, la leçon n'entre jamais suffisamment profondément au point de vous faire cesser de demander la permanence.
Vous recommencerez à demander la permanence avec cet autre homme, avec cette autre femme; cette fois, cela devrait ne pas changer. Vous n'avez pas vraiment appris la leçon; le changement est simplement le tissu même de la vie. Vous devez comprendre cela et avancer avec cela. Ne vous créez pas d'illusions, elles ne vont pas vous aider; mais tout le monde se crée des illusions de toutes sortes.

J'ai connu un homme qui m'a dit un jour: "Je n'ai confiance qu'en l'argent, je n'ai confiance en personne d'autre".
Je lui ai répondu: "Vous affirmez là quelque chose de très significatif".
Il ajouta: "Chacun change; vous ne pouvez compter sur personne et alors que vous vieillissez, seul votre argent est vraiment à vous. Personne ne se soucie de vous; pas même votre fils, pas même votre femme. Si vous avez de l'argent, ils se soucient tous de vous, ils vous respectent tous, parce que vous possédez de l'argent. Si vous n'en avez pas, vous devenez un mendiant à leurs yeux".

Son discours sur le fait que la seule chose au monde en quoi avoir confiance est l'argent, venait d'une longue expérience de vie, venait du fait d'avoir été trompé à maintes reprises par les gens en qui il avait mis sa confiance et par qui il croyait être aimé, mais ils étaient tous autour de lui uniquement pour l'argent.
"Mais, lui répondis-je: "au moment de la mort l'argent ne vous suivra pas. Vous pouvez entretenir l'illusion qu'au moins l'argent est avec vous, mais dès que votre respiration s'arrêtera, il ne sera plus avec vous. Vous avez gagné quelque chose, mais cela restera de ce côté-ci; vous ne pouvez pas l'emporter au-delà de la mort. Vous tomberez dans un profond isolement, que vous avez cachée derrière la façade de l'argent".

Il y a des gens qui courent après le pouvoir, mais la raison en est la même; lorsqu'ils sont au pouvoir, tant de gens les suivent, des millions des gens se trouvent sous leur domination. Ils ne sont pas seuls, ce sont de grands leaders politiques, des leaders religieux. Mais le pouvoir change; un jour vous l'avez, le lendemain vous ne l'avez plus et soudain l'illusion toute entière disparaît. Vous êtes esseulé comme personne d'autre ne l'est, parce que les autres se sont habitués à être esseulés. Vous n'y êtes pas habitué... votre fait isolement vous fera encore plus mal.
La société a essayé d'instaurer des mesures pour vous aider à oublier votre isolement. Les mariages arrangés ne sont qu'un effort pour que vous soyez sûr que votre femme reste avec vous. Toutes les religions résistent au divorce, pour la simple raison que si l'on permet le divorce, l'objectif essentiel derrière l'invention du mariage serait alors détruit; sa finalité est de vous donner un compagnon, une compagne à vie.
Mais même si votre épouse ou votre mari reste avec vous pour toute une vie, cela ne signifie pas que l'amour restera le même; en fait, plutôt que de vous donner un compagnon, la société vous donne un fardeau à porter. Vous étiez esseulé, déjà face à des problèmes et maintenant vous devez porter une autre personne toute aussi esseulée. Et dans cette vie il n'y a pas d'espoir, parce que dès que l'amour disparaît vous vous retrouvez tous les deux seuls et vous devez vous tolérer mutuellement. La question d'être séduit l'un par l'autre ne se pose plus; au mieux, vous pouvez patiemment vous tolérer l'un l'autre. Votre isolement n'a pas été changée par la stratégie sociale du mariage.

Les religions ont essayé de faire de vous le membre d'un corps organisé religieux, de façon à ce que vous soyez toujours au sein d'une foule. Vous savez qu'il y a six cent millions de catholiques; vous n'êtes pas seul, six cent millions de catholiques sont avec vous. Jésus Christ est votre Sauveur, Dieu est avec vous. Seul, vous pouviez peut-être vous tromper, le doute pouvait surgir, mais six cent millions de personnes ne peuvent pas être dans l'erreur. Une petite garantie donc... mais même cela s'envole, parce qu'il y a des millions d'autres personnes qui ne sont pas des catholiques. Il y a ceux qui ont crucifié Jésus, il y a ceux qui ne croient pas en Dieu et leur nombre n'est pas inférieur à celui des catholiques, il est supérieur à celui des catholiques et il y a d'autres religions avec des concepts différents...
Pour une personne intelligente, il est difficile de ne pas douter; des millions des gens peuvent suivre un certain système de croyance, mais même dans cette situation vous ne pouvez pas être certain qu'ils sont avec vous, pas certain que vous n'êtes pas seul.
Dieu était un stratagème, mais toutes les astuces ont échoué. C'était un stratagème ... lorsque plus rien n'est là, au moins Dieu est avec vous; il est toujours partout avec vous, dans la nuit sombre de l'âme, il est avec vous, nulle raison donc de vous inquiéter.
C'était bon pour une humanité encore en enfance, d'être abusée par ce concept, mais vous ne pouvez pas vraiment être dupé. Ce Dieu qui est toujours partout, vous ne le voyez pas, vous ne pouvez pas lui parler, vous ne pouvez pas le toucher, vous n'avez aucune preuve de son existence; excepté votre désir qu'il devrait être là. Mais votre désir n'est pas la preuve de quoi que ce soit.
Dieu est seulement le désir d'un esprit puéril.
L'humanité a atteint sa majorité et Dieu a perdu sa signification. L'hypothèse a perdu son emprise.
Ce que j'essaie de vous dire, c'est que chaque effort pour tenter de fuir le fait d'être esseulé a échoué et échouera, parce que cette attitude est contre les principes fondamentaux de la vie.

Ce qu'il faut n'est pas quelque chose qui vous fasse oublier votre isolement; Ce qui est nécessaire, c'est que vous preniez conscience de votre solitude, qui est une réalité. Et il est si beau d'éprouver cette réalité, de la ressentir, parce qu'elle est votre affranchissement de la foule, de l'autre. Cette réalité vous libère de la peur d'être esseulé.
birth_of_loveRien que le mot "esseulé" vous rappelle immédiatement le sentiment d'une blessure; quelque chose est nécessaire pour la guérir. Il y a un vide et cela fait mal; quelque chose doit être comblé. Le mot même de solitude n'a pas le même sens, celui d'une blessure, d'un vide qui doit être comblé. Solitude signifie simplement une complétude. Vous êtes complet; il n'y a donc besoin de personne d'autre pour vous compléter.
Par conséquent, essayez de trouver votre centre le plus intérieur, là où vous êtes toujours seul, où vous avez toujours été seul. Dans la vie, dans la mort, partout où vous êtes, vous serez seul, mais ce centre est si plein, il n'est pas vide, il est si plein, si complet et si débordant de toutes les sèves de la vie, de toutes les beautés et les bénédictions de l'existence, qu'une fois que vous avez goûté à la solitude, la douleur dans le coeur disparaîtra. A sa place, un nouveau rythme sera là, plein de douceur immense, de paix, de joie, de bonheur.
Cela ne veut pas dire qu'un homme qui est centré dans sa solitude, complet en lui-même, ne peut pas se faire des amis; en fait lui seul peut se créer des amitiés, parce que maintenant ce n'est plus un besoin, il ne fait que partager. Il a tant en lui; il peut partager.

L'amitié peut être de deux sortes. L'une est celle dans laquelle vous êtes un mendiant - vous avez besoin de quelque chose de l'autre pour aider votre isolement et l'autre est aussi un mendiant; il veut la même chose de vous et naturellement, deux mendiants ne peuvent pas s'entr'aider. Bientôt ils verront que mendier d'un autre mendiant double ou multiplie leur besoin. Au lieu d'un mendiant, maintenant il y en a deux et si, malheureusement, ils ont des enfants, alors il y a toute une société de mendiants qui mendient et personne n'a rien à donner.
Chacun se sent alors frustré, irrité et chacun se sent mystifié et trompé. Mais en fait, personne ne trompe et personne ne triche, car que possédez-vous ?
L'autre sorte d'amitié, l'autre sorte d'amour, à une qualité totalement différente; elle ne vient pas d'un besoin, elle vient du fait que vous avez tellement en vous que vous voulez partager. Une nouvelle sorte de joie est entrée dans votre être; celle de partager, joie dont vous n'étiez jamais conscient auparavant. Vous aviez toujours mendié.

Lorsque vous partagez, la question de s'accrocher à l'autre ne se pose pas. Vous êtes porté par le flux de l'existence, par celui du changement de la vie, car peu importe avec qui vous partagez. Ce sera peut-être la même personne demain, la même personne pour toute votre vie ou ce pourra être des personnes différentes. Ce n'est pas un contrat, ce n'est pas un mariage; c'est simplement à partir de votre plénitude que vous voulez donner. Ainsi quiconque se trouve être près de vous, vous la lui donnez et donner est une telle joie.
Mendier, quémander est une telle misère; même si vous obtenez quelque chose en mendiant, vous resterez malheureux. Cela fait mal, cela blesse votre fierté, cela blesse votre intégrité. Mais partager vous rend plus centré, plus intégré, plus fier et non pas plus égoïste; plus fiers que l'existence ait été compatissante envers vous. Ce n'est pas l'ego; c'est un phénomène totalement différent... une reconnaissance que l'existence vous ait permis quelque chose que des millions de gens essaient de trouver, mais à la fausse porte. Il se trouve que vous êtes à la bonne porte.

Vous êtes fier de votre félicité et de tout ce que l'existence vous a donné. La peur disparaît, l'obscurité disparaît, la douleur disparaît, le désir pour l'autre disparaît.
Vous pouvez aimer une personne et si cette personne aime quelqu'un d'autre il n'y aura aucune jalousie, parce que vous aimiez à partir de tant de joie; ce n'était pas un attachement, vous ne reteniez pas l'autre dans une prison. Vous n'aviez pas peur que l'autre personne puisse s'échapper d'entre vos mains, que quelqu'un d'autre entame une liaison amoureuse...

Lorsque vous partagez votre joie, vous ne créez de prison pour personne, vous donnez simplement.

Vous n'attendez même pas à de la gratitude ou à de la reconnaissance en retour, parce que vous ne donnez pas pour obtenir quoi que ce soit, pas même de la gratitude. Vous donnez parce que vous êtes si plein que vous devez donner.
Ainsi, si quelqu'un est reconnaissant, c'est vous, envers la personne qui a accepté votre amour, qui a accepté votre cadeau. Elle vous a soulagé, elle vous a permis de lui donner votre énergie et plus vous partagez, plus vous donnez, plus vous avez. Cela ne fait donc pas de vous un avare, cela ne crée pas une nouvelle crainte que: "je puisse perdre cela". En fait, plus vous le perdez, plus l'eau fraîche jaillit de sources dont vous n'étiez pas conscient auparavant.
Ainsi, je ne vous dirai donc pas de faire quoi que ce soit concernant votre sentiment d'être esseulé.
Cherchez plutôt votre solitude.

Oubliez l'isolement, oubliez l'obscurité, oubliez la douleur, elles ne sont que l'absence de la solitude. L'expérience de la solitude les dissipera immédiatement et la méthode est la même; observez simplement votre mental, soyez conscient. Devenez de plus en plus conscient, pour finalement être uniquement conscient de vous-même. C'est à ce moment là où vous prenez conscience de la solitude.

Vous serez étonnés d'apprendre que différentes religions ont donné différents noms pour l'état ultime de la réalisation. Les trois religions nées à l'extérieur de l'Inde n'ont pas de nom pour cela, parce qu'elles ne sont jamais allées loin dans la recherché du soi. Elles sont restées puériles, immatures, s'accrochant à un Dieu, s'accrochant à la prière, s'accrochant à un sauveur. Vous pouvez comprendre ce que je veux dire; elles sont toujours dépendantes de quelqu'un d'autre qui doit les sauver. Elles ne sont pas matures. Le judaïsme, le christianisme, l'islam, ne sont pas matures du tout et c'est peut-être pourquoi elles ont influencé la grande majorité des gens dans le monde, parce que la plupart des gens de part le monde sont immatures; il y a une certaine affinité.
Mais les trois religions de l'Inde ont trois noms pour cet état ultime et je m'en suis souvenu du fait du mot solitude. Le jainisme a choisi kaivalya, "solitude", comme l'état ultime de l'être. Tout comme le bouddhisme a choisi nirvana, "le fait d'être sans soi" et l'hindouisme a choisi moksha, "libération"; le jainisme a choisi "solitude absolue". Chacune de ces trois expressions est belle, elles sont trois aspects différents d'une même réalité. Vous pouvez l'appeler: libération, liberté; vous pouvez l'appeler solitude; vous pouvez l'appeler "le fait d'être sans soi", le vide, simplement des poteaux indicateurs vers cette expérience ultime pour laquelle aucun nom n'est suffisant.

Mais à chaque fois, regardez bien pour savoir si ce à quoi vous faites face en tant que problème, est une chose négative ou une chose positive. Si c'est une chose négative, alors ne vous battez pas contre; ne faites pas cet effort là du tout. Cherchez-en juste son aspect positif et vous serez devant la bonne porte.

La plupart des gens dans le monde manquent leur cible parce qu'ils se mettent à lutter directement contre la porte négative.
Il n'y a aucune porte; il y a seulement l'obscurité, il y a seulement l'absence et plus ils se battent, plus ils rencontrent l'échec, plus ils deviennent déprimés, pessimistes et en fin de compte ils commencent à constater que la vie n'a aucune signification, que c'est simplement une torture. Mais leur erreur est d'être entré par la fausse porte.
Ainsi avant que de faire face à un problème, regardez simplement le problème; est-ce une absence de quelque chose ? Tous vos problèmes sont une absence de quelque chose et une fois que vous avez trouvé de quoi ils sont l'absence, tournez-vous alors vers le positif.
Dès l'instant où vous trouvez le positif, la lumière, l'obscurité n'est plus.

Osho, Extrait de: The Path of the Mystic, Chapitre 19

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Le Vrai Yogi: Le Solitaire

25536034an

Dès l'instant où l'on accepte sa solitude, l'on devient un yogi ; l'on transcende maintenant la société.

C'est la seule signification au fait de quitter la société. Ce n'est pas quitter la société réelle, partout où vous allez vous créer une société. Même avec les arbres, même avec les animaux, une famille sera créée et la société sera là.

Maintenant il n'y a plus de gourou, vous êtes seul. Comme il n'y a personne pour la falsifier, cette solitude est si pure, si innocente et belle. Cette solitude est la voie, le chemin, cette solitude est la méditation, cette solitude est le yoga.

Pourtant, vous pouvez vous demander ce qui doit être fait avec cette solitude. Rien ne doit être fait, parce que chaque acte n'est rien d'autre que s'échapper de cette solitude. Vous ne devez ni quitter ni vous échapper de cette solitude, vous devez vous y immerger entièrement, vous devez la vivre. Vous devez parcourir le chemin de la vie totalement seul, parmi la foule, avec des compagnons de voyage, mais totalement seul.

Lorsque deux personnes marchent sur une route, elles ne marchent pas en tant que deux, elles marchent en tant qu'une et une. Il y a deux solitudes qui marchent. Vous devez vivre en la famille, mais seul. Il peut y avoir cinq membres, mais en fait, il y a cinq solitudes vivant dans une maison. Dès l'instant où vous réalisez votre solitude vous devenez compatissant ; il y a maintenant une compassion pour les autres et leur solitude. Cette compassion est l'indication symbolique qu'une personne est entrée dans l'initiation du yoga.

La femme avec un mari est aussi seule qu'elle l'était auparavant, mais nous créons des évasions illusoires, des illusions d'intimité. Notre société entière, notre famille, nos nations, nos clubs, groupes et organisations, sont tous des moyens d'évasions de notre propre solitude. Une personne arrive au yoga dès l'instant où elle devient totalement consciente de sa solitude absolue et consciente aussi du fait qu'il n'y a nulle part où aller.

Combien laid est le fait que personne ne pense qu'il vaut lui-même la peine de vivre avec lui-même ! Si je suis seul dans ma chambre, je m'ennuie, je m'ennuie avec moi-même. Aussi, une personne qui s'ennuie avec elle-même va vers une autre personne qui s'ennuie avec elle-même et tous deux essaient de dépasser l'ennui. Mathématiquement la possibilité est autre ; l'ennui sera doublé. Celui qui s'ennuie sera doublement ennuyé et chacun pensera que l'autre ne souhaite pas aider.

Vous devez commencer à vivre le moment qui vient à vous. Vivez totalement. Vivez-le seul. Vivez d'instant en instant. Soyez ouvert, ouvert à l'inconnu, ouvert à quoi que ce soit qui puisse advenir et acceptez cela tel que cela vient. Le déni, la non-acceptation est le seul athéisme. L'acceptation, l'attitude à toujours dire oui à tout et un accueil inconditionnel à tout est, à mon avis, la vraie religion.

Créez la situation et l'événement viendra de lui-même. Il ne peut être prédit par les choses mécaniques. Rien de valeur ne peut être prédit. L'on ne peut pas prédire à propos de la vie, il faut donc créer la situation, attendre et laisser des choses se produire selon leur propre cours.

Par exemple, j'ai préparé la maison pour recevoir un invité, mais la préparation n'est pas l'invité. Il peut venir, il peut ne pas venir. Le mot indien pour invité est très beau, c'est : atithi. Cela signifie une personne dont la date est inconnue. Il peut ou peut ne pas venir ou il peut venir dès cet instant. L'on peut aussi l'attendre pendant la vie entière. L'on ne connaît pas sa date d'arrivée. Atithi signifie le sans date, l'imprévisible.

Si vous êtes certain que l'invité doit inévitablement venir, alors vous n'êtes pas dans une disposition d'attente. Alors il n'y a pas d'attente, la certitude a tué l'attente. S'il doit venir, alors il n'est pas question d'attente. Aussi les gens qui sont incapables d'attendre ont créé toutes sortes de certitudes. Ils ont dit : "faites ceci et cela arrivera". L'événement est devenu une garantie. Cela ne peut être ; il se peut que l'on doive attendre des vies et des vies entières et que cela ne vienne pas.

Avec la pleine connaissance de cette possibilité, de cette incertitude, le coeur devient une attente. De chaque moment et de tout ce qui arrive, la pluie, les fleurs ou les étoiles, l'on est conscient de tout ; car personne ne sait d'où il peut venir. Personne ne connaît sa porte, son chemin. Personne ne connaît son nom. Personne ne connaît à quel moment il viendra et frappera à la porte.

Ainsi, un yogi est une personne qui attend, qui n'est pas endormie.

Cette attente est la seule chose difficile, la seule partie laborieuse. Nous sommes beaucoup dans la hâte ; cette hâte de l'homme moderne est la seule irréligiosité, elle a tourné la société moderne entière vers le matérialisme.

Ne croyez pas en des formules mortes. Le Karma yoga, le Bhakti yoga, le Gyana yoga, le Raja yoga, sont tous des formules mortes. Il y a autant de yogas qu'il y a des personnes pour cheminer le chemin. Chacun crée et doit créer son propre yoga. Alors seulement l'être authentique peut être réalisé. L'authenticité vient avec l'individualité, autrement c'est une réalisation empruntée, fausse.

Lorsque vous accomplissez votre entière solitude, cela ne veut pas dire que maintenant vous converserez intimement avec le divin, mais que maintenant vous êtes le divin. Même les paroles à propos de l'unité sont une gueule de bois du dualisme d'avec l'autre.

Extrait de Premiers Discours
Osho

Posté par Exos64 à 17:58 - 3 - COMPREHENSION DE SOI - Permalien [#]



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