30 avril 2007
Sarah McLachlan
Fear - Sarah McLachlan Durée : 04:15
scenes from 'Shabd' (2006). A movie starring Aishwarya Rai, Zayed Khan, & Sanjay Dutt.
Angel - Sarah McLachlan Durée : 05:45
Site officiel :
http://www.sarahmclachlan.com/
.
29 avril 2007
LA VOIE DU FEU

Ici est le chemin direct,
la voie abrupte,
la voie des forts.
Ici, on ne musarde pas,
ici, on ne pleurniche pas,
et l'on ne triche pas !
Ici, on grimpe.
Pour atteindre au sommet,
Il faut être léger ;
Abandonner toute charge inutile.
Dépouille-toi.
Et, frère courageux,
Sois le bienvenu
Sur le chemin du Feu !
Monique Le Capon ‘’ Salvin ‘’ - LA VOIE DU FEU
Illustrations de Gilbert Le Capon
http://www.sagesse-meditation.net/esoteriques/telechargement/LA_VOIE_DU_FEU.pdf
28 avril 2007
Enfin Seul !
Se confronter au fait d'être seul engendre une peur; c'est douloureux et l'on doit le souffrir. Rien ne devrait être fait pour éviter cette souffrance, rien ne devrait être fait pour détourner le mental et rien ne devrait être fait pour y échapper. L'on doit la souffrir et la traverser.
Cette souffrance et cette douleur sont simplement le bon signe que vous êtes près d'une nouvelle naissance, parce que chaque naissance est précédée par la douleur. Cela ne peut pas être évité et ne devrait pas l'être car cela fait partie de votre croissance.
Mais pourquoi cette douleur est-elle là ? Ce point devrait être compris parce que la compréhension vous aidera à traverser cette douleur et si vous la traversez consciemment vous en sortirez plus facilement et plus tôt.
Pourquoi y a t-il souffrance là lorsque vous êtes seul ? La première chose est que votre ego devient malade. Votre ego ne peut exister qu'avec les autres. Il a grandi dans la relation, il ne peut pas exister seul. Aussi, si la situation est telle qu'il ne peut plus exister, il suffoque; il se sent être juste au bord de la mort. C'est la souffrance la plus profonde, vous vous ressentez comme si vous alliez mourir. Mais ce n'est pas vous qui mourez, seulement l'ego, que vous avez pris pour être vous-même, avec lequel vous vous êtes identifié. Il ne peut pas exister parce qu'il vous a été donné par d'autres, c'est une contribution. Lorsque vous quittez les autres vous ne pouvez pas l'emporter avec vous.
Ainsi, dans la solitude, tout ce que vous savez de vous-même tombera; peu à peu cela disparaîtra. Vous pouvez prolonger votre ego pendant un certain temps, cela, vous devrez le faire en imagination, mais vous ne pouvez pas le prolonger longtemps. Sans la société vous êtes déraciné; le sol n'est pas là d'où tirer de la nourriture. C'est la souffrance de base. Vous n'êtes plus sûr de qui vous êtes, vous êtes juste une personnalité qui se disperse, une personnalité qui se dissout. Mais c'est bon, parce qu'à moins que ce faux vous ne disparaisse, le réel ne peut pas apparaître.
À moins que vous ne soyez complètement lavé et deveniez de nouveau propre, le réel ne peut pas apparaître.
Ce faux vous occupe le trône, il doit être détrôné. En vivant dans la solitude tout ce qui est faux peut disparaître et tout ce qui est donné par la société est faux. Vraiment; tout ce qui est donné est faux, tout ce qui est né avec vous est réel. Tout ce qui est vous par vous-même, qui n'a pas été contribué par quelqu'un d'autre, est réel, authentique. Mais le faux doit disparaître et le faux est un grand investissement. Vous y avez tellement investi; vous vous en êtes tellement occupé; tous vos espoirs s'y accrochent. Aussi, lorsque le faux commence à se dissoudre vous ressentirez de la peur, vous aurez peur et tremblerez: "Que suis-je en train de m'infliger ? Je détruis toute ma vie, toute la structure".
La peur sera là, mais vous devez passer par cette peur; alors seulement deviendrez-vous sans peur. Je ne dis pas que vous deviendrez courageux, non, je dis que vous deviendrez sans peur.
La bravoure fait simplement partie de la peur. Quelle que soit votre bravoure, la peur est cachée derrière. Je dis "sans peur". Vous ne serez pas courageux; il n'y a aucun besoin d'être courageux lorsqu'il n'y a aucune peur. Tout autant le courage que la peur deviennent hors propos. Ce sont les deux faces d'une même pièce de monnaie. Aussi, vos hommes courageux ne sont rien d'autre que vous la tête à l'envers, faisant le poirier. Votre courage est caché en vous et votre peur est à la surface; leur crainte est cachée en eux et leur courage est à la surface. Ainsi lorsque vous êtes seul vous êtes très courageux, lorsque vous pensez à quelque chose, vous êtes très courageux, mais lorsqu'une situation réelle se présente, vous êtes craintif.
L'on devient sans peur seulement lorsque l'on a traversé la peur la plus profonde d'entre toute, celle de la dissolution de l'ego, de la dissolution de l'image de soi, la dissolution de la personnalité.
C'est une mort parce que vous ne savez pas si une nouvelle vie va en émerger. Pendant le processus vous ne connaîtrez que la mort. C'est seulement lorsque vous êtes mort à ce que vous êtes, à l'entité fausse, seulement à ce moment là, reconnaissez-vous que la mort était juste une porte vers l'immortalité. Mais ce sera à la fin; pendant le processus vous êtes simplement en train de mourir.
Tout ce que vous avez tant chéri vous est enlevé; votre personnalité, vos idées, tout ce que vous avez pensé être beau. Tout vous quitte, vous êtes dénudé, tous les rôles et les artifices sont emportés. Durant le processus la peur sera là, mais cette peur est basique, nécessaire et inévitable, l'on doit la traverser. Vous devez la comprendre, mais n'essayez pas de l'éviter, n'essayez pas de vous en échapper parce que chaque évasion vous ramènera de nouveau en arrière, vous retournerez dans la personnalité.
Ceux qui entrent profondément dans le silence et dans la solitude me demandent toujours: "La peur sera là, que faire alors ?" Je leur dis de ne rien faire, de simplement vivre la peur.
Si des tremblements se produisent, tremblez. Pourquoi l'empêcher ? Si une peur intérieure est là et que vous tremblez avec elle, tremblez avec elle, ne faites rien. Permettez à ce qui est là de se produire, cela s'en ira de lui-même. Si vous l'évitez… et vous pouvez l'éviter; vous pouvez commencer à psalmodier "Ram, Ram, Ram", vous pouvez vous accrocher à un mantra afin que votre mental soit détourné. Vous serez pacifié et la peur ne sera pas là, vous l'avez repoussée dans l'inconscient. Elle sortait, ce qui était bon, vous alliez en être libre, elle vous quitte et lorsqu'elle vous quitte, vous tremblez
C'est naturel parce que de chaque cellule du corps et du mental, une énergie qui avait toujours été réprimée, se libère. Il y aura un tremblement et des secousses, ce sera comme un tremblement de terre, L'âme entière sera ébranlée par cela. Mais laissez cela être, ne faites rien, c'est mon conseil. Ne psalmodiez même pas, n'essayez pas de faire quoi que ce soit avec cela parce que tout ce que vous pouvez faire sera de nouveau de la répression. En lui permettant simplement d'être, en la laissant être, elle vous quittera et lorsqu'elle est parti, vous serez un homme tout à fait différent.
Osho, Extrait de: The Book of Secrets
Laissez les choses être ce qu'elles sont !
...Le cyclone est loin et vous êtes maintenant centré, centré comme vous ne l'avez jamais été auparavant. Une fois que vous connaissez l'art de laisser des choses être ce qu'elles sont, vous connaîtrez l'une des clés maîtresses qui ouvre toutes les portes intérieures. Alors quoi que ce soit qui est, laisser-le être; ne l'évitez pas.
Si, pendant juste trois mois, vous pouvez être dans une solitude totale, dans un silence total, ne vous battant avec rien, permettant à tout d'être, quoi que ce soit, en trois mois le vieux sera parti et le nouveau sera là. Mais le secret est de permettre à ce qui est d'être… quelque soit la peur et la souffrance, quel que soit l'apparent danger et l'apparente mort.
De nombreux moments viendront où vous vous sentirez comme devenir fou si vous ne faites pas quelque chose et involontairement vous commencerez à faire quelque chose. Vous pouvez savoir que rien ne peut être fait, mais vous ne serez pas en mesure de contrôler la situation et vous commencerez à faire quelque chose.
C'est comme lorsque vous vous déplacez par une rue sombre la nuit, à minuit et vous ressentez de la peur parce qu'il n'y a personne alentour; la nuit est sombre et la rue est inconnue alors vous commencez à siffler. Qu'est-ce que siffler peut apporter ? Vous savez que cela ne changera rien. Vous commencez alors à chanter une chanson, vous savez que chanter une chanson n'apportera rien, l'obscurité ne sera pas dissipée, vous resterez seul mais tout de même, cela détourne le mental. Si vous commencez à siffler, par le simple fait de siffler vous gagnez de la confiance et vous oubliez l'obscurité. Votre mental se déplace dans le fait de siffler et vous commencez à vous sentir bien.
Rien n'est changé, la rue est la même, l'obscurité est la même, le danger, s'il existe, est là, mais maintenant vous vous sentez plus protégé. Tout est identique, mais maintenant vous faites quelque chose. Vous pouvez commencer à psalmodier un nom, un mantra, ce sera comme siffler. Cela vous donnera de la force mais cette force est dangereuse, cette force deviendra de nouveau un problème, parce que cette force sera votre vieil ego, vous le ranimez.
Restez un témoin et permettez à ce qui arrive d'arriver.
Pour aller au-delà de la peur l'on doit lui faire face.
Pour transcender l'angoisse l'on doit lui faire face et plus authentique est l'affrontement, plus le face à face est réel, plus les choses sont regardées comme elles sont, plus tôt la transformation sera là.
Cela prend du temps uniquement parce que votre authenticité n'est pas intense.
Aussi, cela peut vous prendre trois jours, trois mois ou trois vies; tout dépend de l'intensité. Vraiment, trois minutes peuvent aussi faire l'affaire, trois secondes peuvent aussi faire l'affaire. Mais alors vous devrez passer par un enfer tel, d'une telle intensité, qu'il est possible que vous ne puissiez pas être capable de le supporter, de le tolérer. Si l'on peut faire face à ce quoi que ce soit qui est caché en nous, cela passe et lorsque la peur est partie, vous êtes différent parce que tout ce qui vous a quitté faisait auparavant partie de vous et n'en fait maintenant plus partie.
Ne demandez pas: "Que faire ?" Il n'y a aucun besoin de faire quoi que ce soit. Le non faire, être un témoin, faire face sans effort à ce qui est, quoi que cela soit, ne faisant pas même un petit effort; permettre simplement à ce qui est d'être.
Restez passif et le laissez cela passer, cela passe toujours. Lorsque vous faites quelque chose, c'est une destruction parce qu'alors vous vous immiscez.
Et qui s'immisce ? Qui a peur ? Celui même qui est la maladie s'immiscera, l'ego; celui qui doit être lâché s'immiscera. Je vous ai dit que l'ego fait partie de la société. Vous avez quitté la société mais vous ne voulez pas lâcher cette part que la société vous a donnée. Elle est enracinée dans la société; elle ne peut pas vivre sans société. Ainsi vous devez ou bien la lâcher ou bien créer une nouvelle société dans laquelle cette part peut vivre.
Être solitaire veut dire ne pas créer de société alternative. Sortez simplement de la société et ensuite quoi que ce soit que la société vous a donné, cela vous quittera. Vous allez devoir le lâcher, ce sera douloureux parce que vous y êtes si adapté, tout est si bien arrangé. C'est devenu un tel confort d'être adapté, tout est commode. Lorsque vous changez et allez seul, vous quittez tous les conforts, toutes les commodités, tout ce que la société peut donner et lorsque la société vous donne quelque chose, elle vous prend également quelque chose; votre liberté, votre âme. Aussi, c'est un échange et lorsque vous essayez d'arriver à votre âme dans sa pureté vous devez arrêter la négociation. Ce sera douloureux, mais si vous pouvez traverser cela, le bonheur le plus grand est tout près. La société n'est pas aussi douloureuse que la solitude. La société tranquillise, la société est commode et confortable mais elle vous donne une sorte de léthargie. Si vous sortez de la société, l'inconvénient sera nécessairement là, toutes sorte d'inconvénients seront là. Ces inconvénients doivent être soufferts avec la compréhension qu'ils font partie de la solitude et partie du retour vers vous-même.
Vous en sortirez neuf, avec une gloire et une dignité nouvelle, avec une pureté et une innocence nouvelle.
Osho, Extrait de: The Book of Secrets
Kelly Sweet
Kelly Sweet - Dream On Album "We Are One," Durée : 03:24
Kelly Sweet - Raincoat Durée : 03:51
Kelly Sweet We Are One Durée : 03:29
du passage de l'ego à l'âme
Toute la vie humaine est le reflet du passage de l'ego à l'âme
(ou du psychologique au spirituel)
L'ultime but de la vie est de vous permettre de découvrir qui vous êtes vraiment. Vous avez pris une forme physique pour réaliser cet objectif, pour découvrir par vous-même que vous êtes un être spirituel.
Vous découvrez qu'en réalité, tout est spirituel et que les étiquettes que vous attribuez aux différentes maladies et aux conflits psychologiques ne sont que des termes différents qui parlent tous du seul processus en cours : celui de l'éveil de la conscience.
La maladie est une forme de malaise localisé qui a été engendré à un moment de l'existence par la dénégation, la culpabilité, le jugement, la honte, l'autocritique et le manque d'amour. Elle est aussi liée à un réflexe biologique de survie qui est à mettre en relation avec la conscience primale de la vie, tant végétale, qu'animale ou humaine.
La maladie est un cri de l'âme qui attend d'être entendu
et replacé dans son juste contexte
La maladie est intimement liée à l'éveil spirituel lorsque celui-ci ne peut se faire dans des conditions harmonieuses. C'est un des moyens qu'utilise le corps pour "rectifier la trajectoire" lorsque celle-ci s'éloigne de notre être véritable. Lorsqu'une guérison se produit, la peur devient lumière, une nouvelle orientation est donnée au corps et la santé se rétablit. Mais il est bien entendu qu'il n'est pas obligatoire de passer par cette expérience de la maladie pour y arriver.
L'éveil spirituel peut être favorisé par la compréhension du processus psychologique de l'être humain qui, observé sous cet angle, globalise et réunit toutes les données.
Une science récente, la psychobiologie, résume tout le périple de la conscience humaine comme le passage de l'homme animal à l'homme Dieu.
Vous trouverez ci-après, le tableau et l'explication de cette synthèse qui permet de situer plus justement l'homme dans son chemin de vie.
Pour voir le tableau complet.
Le cercle symbolise la vie humaine.
Il est divisé en quartiers qui représentent les quatre grandes étapes psychologiques (ou spirituelles) à franchir pour permettre le passage du Moi au Soi, ou de l'ego à la conscience de l'âme, ou encore, de l'homme-animal à l'homme-Dieu.
Chaque quart se divise encore en trois roues qui concernent les étapes d'entrée, d'installation et de sortie nécessaires pour le passage d'un quart à un autre.
1er quart supérieur gauche
Le premier quart supérieur gauche (1) représente la création de l'ego. Il débute par l'entrée dans la vie du fœtus dans le ventre maternel.
Le fœtus vit en symbiose avec sa mère. Lui ou sa maman, c'est pareil. Il ressent ce qu'elle ressent, il vit ses joies et ses peines. Il vit dans la conscience subconsciente. Cette période est représentée par la première roue (entrée) dans le premier quart.
A la naissance, il quitte cette union et connaît la séparation. Ses pleurs et ses cris sont la manifestation de son travail de deuil et de sa souffrance de cette séparation.
Au fil des mois, en même temps qu'il découvre son corps, il va réaliser qu'il n'est pas sa mère et que sa mère n'est pas lui. Le nourrisson fait alors une sorte de dépression qui se manifeste par le fait que chaque fois qu'il est en présence de quelqu'un d'étranger à sa mère, il pleure ou il se cache.
Vers un an, l'enfant réalise qu'il y a sa mère, les autres et lui. C'est cette séparation qui donne l'identité de l'enfant. Ainsi naît le Moi, au niveau psychologique.
Cette période (entre un an et trois ans) correspond à l'installation dans la conscience sociale. (voir 2ème roue du premier quart supérieur gauche)
Ce petit Moi va chercher des solutions pour ne pas souffrir dans la vie de tous les jours de ses frustrations et de ses manques. C'est là qu'il va installer ses propres programmes de survie suivant les événements qu'il rencontrera et ses réactions premières vis-à-vis de ceux-ci. Souvent, la première expérience consciente est déterminante et sera l'objet de référence pour les situations ultérieures qui verront se répéter les mêmes schémas comportementaux. Il va se forger ses défenses en prenant conscience du pouvoir qu'ont ses "oui" et ses "non". (Conscience du petit moi ou de l'ego).
A ce stade, l'ADN est porteur de toutes les informations relatives à la survie, à la douleur, à la souffrance et au pouvoir de l'ego.
La création de l'ego est un processus naturel et obligatoire sur le chemin de la prise de conscience du Soi. Il est une aide qui, normalement, dès l'âge de sept ans, devrait aider l'enfant à se repérer dans la vie.
Mais dans la réalité, il en va tout autrement.
C'est durant cette période, (entre trois et sept ans) qu'il va adopter les comportements qu'on lui apprend. C'est là qu'une faille se creuse entre ses émotions vraies et ses émotions fausses, entre ce qu'il "aurait dû ressentir" et ce qu'il ressent effectivement. Les comportements appris avant qu'ils ne soient désirés par l'enfant prennent la place de ses sentiments véritables. Le processus est subtil car il est lié à "la bonne éducation" que veulent lui donner ses parents et la société pour "son bien".
Un "faux moi" prend la place de son identité et éteint tous ses véritables repères.
Exprimer sa joie ou sa tristesse, sa colère ou sa désapprobation, donner ou conserver pour soi devient pour l'enfant un choix impossible à faire tant il est conditionné par ce qu'on attend de lui et ce qu'on lui a inculqué.
C'est là que le niveau de la sensation à votre véritable identité a été détruit
L'être humain est soumis aux lois et aux règles de la société qu'il s'est créé et qui vont, le plus souvent, à l'encontre des deux seules lois auxquelles répond l'âme et qui sont la liberté et l'auto-responsabilité.
C'est ce qui permet l'installation "des masques".(voir 3ème roue du premier quart supérieur gauche)
A partir de là, l'enfant va vivre avec ce comportement appris non désiré qu'il a intégré à son identité jusqu'à l'inévitable "crise de l'adolescence" ou son âme, à la recherche de l'unité perdue, va le pousser à se différencier de ses parents pour trouver son propre centre. (Voir 1ère roue du second quart supérieur droit)
2ème quart supérieur droit
Il va passer ensuite par un travail d'organisation et de socialisation et la rencontre de l'autre sexe.
Si toutes les étapes de ce processus de maturation psychologique se sont bien passées, l'homme ou la femme est devenu capable d'un amour altruiste.
Mais là aussi, les déviations de la société, de l'enseignement, de l'éducation font que rares sont "adultes" ceux qui arrivent à l'âge adulte. La plupart du temps, ils en sont encore à se débattre avec un émotionnel resté accroché à l'âge de la petite enfance et avec un ego qui cherche désespérément à combler ses besoins.
Normalement, l'âge adulte devrait conduire à la découverte des masques (voir 2ème roue du 2ème quart) et à sa conséquence directe : le désir de libération du comportement appris non désiré (3ème roue du 2ème quart).
Ce désir de libération du comportement appris non désiré va amener l'être humain à rencontrer son "ombre", c'est-à-dire, reconnaître toutes les parties de lui qui n'ont jamais pu s'exprimer. C'est là qu'il doit arriver à ne plus se juger, à comprendre que tout est juste. Il rencontrera la peur de la perte des valeurs qui le soutiennent, la révolte et enfin l'acceptation de ce qui est. (voir 1ère roue du 3ème quart inférieur droit)
3ème quart inférieur droit
N.B. Le cancer apporte souvent avec lui cette remise en question brutale. La résolution des conflits qui en sont la cause et la mise en conscience du processus de conscience qui est en train de s'opérer, conduit le plus souvent à sa guérison.
Il n'est, bien évidemment, pas nécessaire d'avoir recours au cancer ou à la maladie pour réaliser cette étape; le cancer ou la maladie est un moyen qu'a choisi la personne dans le cadre de ses croyances et de ses limitations pour atteindre cet état de conscience. (Une des croyances les plus répandues est que l'évolution passe par la souffrance et la maladie.)
La découverte du "compagnon" (terme qui désigne l'ego véritable) va lui permettre de mettre bas les masques (2ème roue du 3ème quart).
Il voit alors clairement qui il n'est pas mais il ne sait pas encore qui il est. Cette perte des repères de l'identité va le plonger dans la confusion. Il pourra avoir l'impression de "perdre la tête". Son mental ne lui semblera plus d'aucun secours.
Mais ne faut-il pas se perdre pour se "retrouver" ? (3ème roue du 3ème quart)
Cette étape est cruciale car il y a le risque de confondre les symptômes de libération avec les symptômes de l'ancien état de souffrance. Des symptômes de guérison peuvent être interprétés comme des maladies alors que c'est le corps qui saisit l'occasion pour évacuer toutes les scories qu'il a accumulées depuis bien longtemps, pour éliminer ce qui n'est plus utile et pour réparer et restaurer ce qui doit l'être.
La recherche de l'unité, de l'amour infini ne peut être comblée tant que la dualité se manifeste en l'Etre. Aussi, va-t-il inverser le processus. Plutôt que de chercher à l'extérieur la plénitude, il va la rechercher en lui-même. C'est le chemin de l'introversion, de la méditation. Il va mettre une distance entre les évènements extérieurs et sa perception, ce qui va empêcher les émotions de le submerger et de ressentir des émotions violentes face aux événements.
Un quatrième brin d'ADN est activé : il est porteur de toutes les informations concernant l'amour inconditionnel.
A ce stade, l'humain n'a réalisé qu'une partie de sa croissance. (Conscience de transmutation) (1ère roue du 4ème quart).
4ème quart inférieur gauche
Cela va lui permettre de découvrir "l'Autre" qui l'habite, c'est-à-dire, son Etre intérieur. Cette partie de lui libre et non soumise aux conditionnement social, aux habitudes, cette partie qui se suffit à elle-même et qui échappe à la dualité. Cette étape est celle de la supraconscience qui correspond à l'activation d'un cinquième brin d'ADN porteur des informations relatives au fait de s'exprimer et de vivre au-delà de la dualité. (2ème roue du 4ème quart)
Après le chemin de l'introversion, il va prendre le chemin de la croissance spirituelle qui se fait au dehors, dans la relation à l'autre car il a désormais compris que l'Autre, c'est lui. La sympathie devient empathie, la communication communion.
Sa relation avec Dieu va être radicalement changée car elle est la découverte de la dimension divine en l'homme. (Hyper conscience)
Un sixième brin d'ADN est activé avec toutes les informations relatives aux facultés de précognition du subconscient. ( 3ème roue du 4ème quart)
Commence alors une nouvelle spirale qui accueille un humain "guérit" de ses souffrances psychologiques, parfaitement libre et lucide du monde qui l'entoure et qui peut désormais œuvrer, en possession de sa pleine puissance.
C'est en vivant dans le monde dans l'état d'hyper conscience, que l'être humain atteint ensuite l'illumination et la réalisation pour vivre l'ascension.
Pour conclure, nous pouvons dire qu'il existe une médecine d'urgence et une psychologie d'urgence qui servent à soutenir le petit "Moi" dans ses moments de fragilité, qui servent à réparer les traumatisme physiques, affectifs et psychologiques. Mais la véritable médecine et la psychologie de demain s'adresseront ensuite au Soi pour l'aider à reprendre sa place dans l'évolution humaine.
Bibliographie :
Océan fantôme
Francine Renard, Belgique, 2001
Lucifer
Il faut avoir beaucoup erré dans l'Ombre
pour toucher la Lumière...
Lucifer, était le porteur de lumière, l'esprit de l'air, la personnification de la connaissance. Dans la mythologie chrétienne, il devint synonyme du mal. Redonnons à césar ce qui appartient à césar, Lucifer n'est pas représentatif du mal dans sons essence même il serait plutôt selon les écrits un archange de lumière terrestre.
Tout dans notre quotidien et/ou dans la religion tend à faire de Lucifer un personnage maléfique, voir satanique.
Or Lucifer n'est pas un nom propre mais un titre qu'ont porté plusieurs chrétiens au début du christianisme. Jusqu'à la fin du 3ème siècle on désignait même Jésus sous ce titre. Mais Lucifer n'appartient pas qu'à la " culture " chrétienne.
A Rome, Diane (Artémis) la déesse lunaire était appelée Lucifera, la Porteuse de lumière. Lucifer était un dieu céleste qui vivait sous l'Olympe, il était fils de Jupiter et de la Déesse Ariane, il est le père de Ceyx. Lucifer signifiant "porteur de lumière", sa nature n'a aucun aspect négatif ou sombre. Il est l'illumination de l'âme et le guide des Mystères. Il était le chef et le guide des Astres. Cette ancienne divinité païenne est toujours l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient, avant le lever du Soleil.
.Lucifer est honoré comme saint en Sardaigne et dans l'Eglise orthodoxe de France fondée par Monseigneur Jean de Saint-Denis, où les chrétiens font mémoire de lui le 20 mai.
Les Yézidis sont des adorateurs de Lucifer. Leurs croyances sont ancrées dans les écrits de l'ancien Testament. Tout comme pour les Juifs, les chrétiens et les musulmans. Leur différence fondamentale est de croire que Dieu a pardonné à Lucifer, qui est devenu ainsi le chef des anges. Lucifer n'est donc pas le diable chez les Yézidis, dont le nom signifie "ange" en arabe.
Avant que l'Eglise catholique et romaine ne ternisse pour toujours le nom de Lucifer, celui-ci avait une connotation positive. A la base ce nom latin provient d'une traduction du livre d'Isaïe par Saint Jérôme qui a traduit HEYLEL (nom de la planète Venus en hébreu) " porteuse " (fer) de lumière (lux) ", par Lucifer.
Dans la langue latine, le mot Lucifer signifie : Porte lumière (adjectif) ou Astre du matin (nom). Il a été utilisé par les premiers chrétiens pour désigner le Christ, la " Lumière du monde ". Dans l'Apocalypse, (II, 8 ; XXII, 16) Jésus se donne à lui-même le nom d'étoile du matin (Lucifer) et il désigne également l'Esprit saint sous ce nom. Pendant les trois premiers siècles de l'Eglise, plusieurs chrétiens ont porté ce beau nom.
Parmi les nombreux chrétiens qui ont porté le nom de Lucifer, le plus connu est l'évêque de Cagliari, mort entre 370 et 372. Cet évêque latin est l'auteur du schisme luciférien et le père spirituel des Lucifériens.
La croyance populaire issue des dogmes Chrétiens postérieurs au IIIème siècle fait de Lucifer un être malfaisant, un démon. Or, comme pour Lucifer ce mot a perdu son sens originel pour prendre un sens qui n'est pas réellement le sien. Le mot " Démon " vient du grec "Daimôn" qui veut dire " être surnaturel " ou " Dieu " et n'a aucune connotation négative dans son sens originel et sorti du contexte chrétien.
Socrate et d'autres parlaient de leur Daimôn. Pour Socrate, d'après Xénophon, le Daimôn est " qu'une voix divine se fait entendre à moi pour m'indiquer ce que je dois faire". En d'autres termes le Daimôn est le dieu intérieur, la part divine en chacun de nous, un guide intérieur, une voix amie.
L'église catholique érige le diable en tant que dogme de la foi catholique qu'à partir du moyen-âge. Il est la " réponse " à une période particulièrement troublée et marquée par de nombreuses catastrophes (épidémies, guerres, massacres, famines, mouvements climatiques) qui sont alors présentées comme étant l'œuvre du Diable.
Ce même dogme affirme aussi que Lucifer, l'ange de la Lumière, le porteur de la connaissance est devenu Satan Prince des ténèbres, c'est-à-dire le Diable.
Le diable n'a été représenté de façon précise qu'à partir du XIème ou XIIème siècle. Pour cela on a utilisé l'imagerie païenne du dieu Pan : une apparence mi-homme, mi-bouc avec des sabots, toison, mauvaise odeur, etc.
Cette représentation commune pour le diable et le dieu Pan est très intéressante car pour les païens le dieu Pan est le dieu de la Nature Universelle, c'est le Monde dans sa Totalité, l'Un, le Tout.
Le dieu Pan était réputé pour la terreur qu'il pouvait provoquer lorsqu'il donnait accès à la connaissance qu'il possédait. Pour terrifier certains hommes, il les confrontait avec la vision de l'Univers, un savoir incompréhensible et déstabilisant à l'extrême pour le non-initié. Le Dieu Pan était donc aussi un porteur de lumière, un porteur de la connaissance.
Connaissance que les initiés ont toujours estimée dangereuse pour les autres. Saint Mathieu dans son évangile, chapitre 7, verset 6, disait " ne jetez pas de perles aux cochons "…
Avant sa chute Lucifer était considéré comme le plus grand de tous les anges, le Prince des Anges … Il s'est retrouvé Prince des Ténèbres car il a voulu apporter la connaissance aux hommes…
D'après la légende du Graal de Wolfram von Eschenbach le Graal aurait été taillé par des êtres angéliques dans une grande émeraude qui serait tombée sur la terre après s'être détachée du front du Lucifer alors que celui-ci, chassé du paradis, était précipité dans les ténèbres. Le Graal est un symbole de connaissance, d'un état de pleine conscience, une recherche du savoir et de la lumière à l'état pur sur les mystères de l'univers.
Un roi couronné, grand et fort, habillé d'argent scintillant, dont la peau est gris brunâtre, les yeux rouges, le crâne chauve, la bouche ornée de défenses de sanglier ; il est armé d'un arc et de flèches et chevauche un daim.
On le voit aussi sous les traits d'un enfant, avec deux petites cornes sur le front, et entièrement nu.
Ou encore sous l'apparence d'un ange aux ailes de chauve-souris, portant une étoile sur le front et un croissant de lune sous les pieds ; sa main tient une torche enflammée.
On le voit aussi enchaîné pleurant sur son sort, une couronne et un sceptre brisés à ses pieds.
Enfin, en tant qu'androgyne, il se montre tenant une épée pointée vers le sol à la main droite e t brandissant une torche enflammée de la main gauche ; son front est orné de deux petites cornes ; il a les deux sexes bien marqués et porte une émeraude au milieu du front.
Extraits et Références: le livre de Lucifer,
la bible de Lucifer Anthon Lavey.....
et les membres de l'ordre des gardiens lucifériens.
Daphn
(c) Daphn 2003
Josh Groban
Oceano -- by Josh Groban
"Oceano" version le Phantom de l' Opera Josh Groban.
Josh Groban - Per Te Durée : 04:19
Remember Me - Josh Groban Durée : 04:27
Avis à tous!
Aprés une longue absence de la scène francaise, Josh Groban nous fait le plaisir de revenir. Il sera donc en concert le 6 juin à Paris, le 10 à Nice et une date se profil pour Lyon. Alors profitez en, car cela fait trois ans qu'i n'a pas fait de concert en france, c'est à ne pas rater!
Au Revoir Simone
Quel est ce nom étrange, "Au Revoir Simone" ? Comme il ne l'indique pas, le groupe n'est pas français mais new-yorkais. En fait, ce petit bout de phrase fait référence à une réplique du premier film de Burton, "Pee Wee's Big Adventure". Et pourquoi celle-ci en particulier ? C'est assez simple, elle a été tellement massacrer avec son accent américain par Pee Wee, le personnage principal du film, qu'elle a séduit ces 3 filles qui lui ont trouvés un côté... universel ! Universel... Tout comme leur musique !
Au Revoir Simone - "Fallen Snow" album "The Bird Of Music". - Durée : 03:44
26 avril 2007
Le Silence de la conscience
Le dicton populaire – condensé de sagesse transmise de bouche à oreille depuis la nuit des temps – n'indique-t-il pas que si la parole est d'argent le silence est d'or.
Cela veut-il dire que le silence est supérieur à la parole ?
Le Silence supérieur au Verbe ?
Par ailleurs si l'Homme est doué de la parole pourquoi ne peut-il pas en profiter à satiété ?
La première question qui vient à l'esprit est qu'est-ce que le silence ?
Le petit Larousse nous dit : "état d'une personne qui s'abstient de parler ou de correspondre. Au figuré cessation de tout bruit."
Dans sa simplicité la réponse est incomplète car elle ne se situe qu'au plan matériel du silence obligation. Elle se rapproche de la solitude, état d'une personne dans l'isolement.
Le silence c'est cela, mais c'est autre chose encore : ceci n'étant pas le premier pas, la première approche, le premier degré du silence.
Il serait bon de dire que le silence c'est le calme, la sérénité, la majesté.
Au cours d'une méditation, la nuit de préférence, le silence nous révèle des bruits inconnus, tel la musique des sphères, la voix de la Super Conscience (manifestée sur le plan physique par l'intuition ), les mouvements de notre propre corps …
Il ne s'agit plus là de s'abstenir de parler ou de cessation de tout bruit mais de conversation avec notre moi intérieur, de communier avec l'humanité entière.
L'Hermite sur sa montagne entre en communion avec la nature : il n'est pas seul, il est silencieux. Etre silencieux c'est être attentif, méditatif, réfléchi…
Il existe deux sortes de silence :
le silence extérieur qui dépend de nous et des autres,
- le silence intérieur, la paix de l'âme, le plus difficile à obtenir car notre esprit est en perpétuel bouillonnement.
Le plus important semble être la paix intérieure car alors les bruits extérieurs ne nous importunent plus, ne nous gênent plus; nous sommes transportés dans un monde à part dans lequel nous sommes en harmonie avec les autres et avec nous-mêmes.
Les silences sont de natures différentes. Il y a le silence entre deux bruits, le silence entre deux notes de musique et le silence qui s'élargit dans l'intervalle entre deux pensées. Il y a ce silence particulier, tranquille, pénétrant qui vient par certains soirs dans la campagne ; il y a le silence à travers lequel on entend l'aboiement d'un chien au loin ou le sifflet d'un train alors qu'il gravit une pente raide, le silence dans une maison où tout le monde est allé dormir, et sa curieuse amplification lorsqu'on se réveille au milieu de la nuit et qu'on écoute un hibou qui hulule dans la vallée ; et il y a le silence avant que ne réponde sa compagne.
Il y a le silence d'une vieille maison désertée, et le silence d'une montagne ; le silence entre deux êtres humains, lorsqu'ils ont vu la même chose, senti et agi de la même façon.
La suite de notre propos sera d'étudier l'approche au silence.
Le silence Obligation :
Il semble que le bruit soit la vie. La vie c'est le mouvement, l'agitation, l'effort, les rires, les pleurs, l'impulsion ; Qui de nous n'a été frappé, en passant à côté d'une cour de récréation, par le criaillement, l'effervescence qui y règne.
Il est donc dans la nature des choses de faire du bruit et en particulier en parlant.
Néanmoins on peut se poser certaines questions :
Pourquoi parle-t-on ?
De quoi parle-t-on ?
La première réponse est pour échanger des idées, communiquer avec autrui, s'ouvrir au monde extérieur. En fait le langage ne devrait s'en tenir qu'à cela ;
Mais alors pourquoi tant parler ?
Cela vient-il de la difficulté d'analyser pour ne dire que l'essentiel ?
Mais ceci ne répond pas entièrement à la question " pourquoi parle-t-on ? ".
L'explication est donnée par ce qui se cache derrière le langage; l'orgueil, l'angoisse, le plaisir de paraître, la peur du vide, la peur de se retrouver seul avec soi.
Cette réponse satisfait également à l'interrogation " de quoi parle-t-on ? " ;
De soi pour en dire du bien, pour s'attendrir (…), des autres pour les ramener à notre niveau en critiquant, calomniant, médisant des choses pour combler le "vide".
Les sages chinois disent ; une image vaut 20000 mots. Cela se vérifie très facilement: en plaçant un groupe de personnes autour d'un arbre et en leur demandant de décrire leurs impressions, on retrouvera pour l'essentiel la même chose sur chacune des copies. Est-il utile d'expliquer à autrui par des mots ce qui est ressenti " affectivement "?
On constate des degrés dans le choix des sujets traités par les individus en fonction de leur évolution :
- La multitude parle des personnes,
- Beaucoup des choses,
- Un petit nombre des idées.
Dans ces conditions il est difficile au bavard de se taire : faire silence est pour lui plus une contrainte qu'un engagement imposé par la religion, la loi ou la morale : c'est le silence obligation. Obligation à respecter d'autant plus lourde, plus pénible qu'il lui faut remplacer par "autre chose" le palliatif du bavardage.
Le Silence librement consenti :
" La médiation d'un esprit totalement silencieux est la bénédiction que l'homme ne cesse de rechercher. En ce silence sont toutes les différentes natures du Silence.
Il y a l'étrange silence qui existe dans un temple ou dans une église vide, profondément à l'abri dans une campagne, loin du bruit des touristes et des dévots ; et le silence lourd qui s'étend sur l'eau et fait partie de ce qui est en dehors du silence de la conscience.
L'esprit méditatif contient tous ces aspects, ces variations et ces mouvements du silence. Le silence de la conscience est le véritable esprit religieux, et le silence des dieux est le silence de la terre. L'esprit méditatif suit son cours dans ce silence et l'amour est sa manière d'être. En ce silence, il y a la félicité et le rire."
Cet extrait du livre de Krishnamurti "La révolution du silence" explique bien ce qu'est le silence librement consenti, comment on peut, en supprimant l'agitation, combler le vide ainsi laissé par le bavardage.
Le silence intérieur c'est s'écouter vivre, se connaître, s'analyser;
c'est le "connais-toi toi-même " cher à Socrate,
le " Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas " des hermétistes.
Ne pas parler est la première leçon d'humilité : dans le compagnonnage les apprentis doivent garder le silence.
Par la méditation, le voile de la réalité se soulève légèrement et ainsi parvient-on à avoir accès à certains secrets. Des vérités nous sont révélées. Ainsi comprend-on la nécessité de garder le silence ; il est important que certaines connaissances ne tombent pas en de vilaines mains ; la différence entre la Magie Blanche et la magie noire tient uniquement dans la qualité du magicien et dans ses intentions.
Dominer sa langue c'est se dominer, c'est être sage, c'est éviter d'avoir le regret de parler trop vite, sans preuve. Au début, il est certain que cela est difficile et que se taire est une contrainte. Devant la prise de conscience du danger de tout révéler – on ne donne pas des perles à des pourceaux – le consentement d'observer la loi du Silence se fait librement.
Se taire sur certains sujets, certaines connaissances c'est éviter de les donner en pâture au vulgaire, d'éviter les salissures, les critiques. La vérité, la beauté ne se jugent pas : elles s'admirent, se vénèrent.
Une remarque se pose de toute évidence : si l'on doit faire silence sur ce que l'on sait, à quoi sert la connaissance, comment justifier cet égoïsme ?
La réponse est fort simple et est admirablement exposée par l'adage hermétique "Lorsque l'élève est prêt le maître apparaît" ou encore " les lèvres de la Sagesse sont closes, excepté aux oreilles de la Raison ".
L'exégèse du mot connaissance n'est-il pas, de "naître avec" : le néophyte sera instruit au fur et à mesure de son évolution, de son avancement.
Dans le merveilleux livre " De limitation de Jésus Christ " au chapitre XX " de l'amour de la Solitude et du Silence " plusieurs phrases se rapportent pleinement à notre recherche :
"Il est plus facile de se taire tout à fait que de parler sans excès ".
"Personne ne parle sûrement si ce n'est celui qui aime à se taire ".
"Dans le Silence et le calme, l'âme dévouée progresse et pénètre les choses cachées des "Dans le Silence et le calme, l'âme dévouée progresse et pénètre les choses cachées des Ecritures ".
C'est là le langage des grands initiés qui se complaisent dans le Silence.
Dans le Silence, ils maîtrisent le Verbe ; par leur imagination créatrice ils lui donnent forme avant de l'exprimer. Dès lors, le mot projeté dans le monde exprime toute sa puissance … Certains sons ainsi émis provoquent des rides à la surface calme d'un lac, et peuvent même "modifier" l'aura humaine …
L'anachorète sur sa montagne est en communion avec la nature, les autres hommes, le cosmos ;
il converse psychiquement, télépatiquement avec l'univers ;
par la force du mentalisme (tel que défini dans le Kybalion ) il déplace des "montagnes" ;
par la force du Verbe il commande la nature.
Par le silence il a supprimé le Je, l'ego pour se fondre avec les autres car :
"s'il est vrai que Tout est dans le Tout, il est également vrai que le Tout est dans Tout. Celui qui comprend parfaitement cette vérité possède déjà un grand Savoir " (le Kybalion).
Il me faut me pardonner ce long bavardage sur le Silence ;
Mais s'il a été rompu ce n'était que pour essayer de parler d'une des clefs nécessaires à notre progression sur le sentier de la Sagesse …
Jean Gesbert






