28 avril 2007
Lucifer
Il faut avoir beaucoup erré dans l'Ombre
pour toucher la Lumière...
Lucifer, était le porteur de lumière, l'esprit de l'air, la personnification de la connaissance. Dans la mythologie chrétienne, il devint synonyme du mal. Redonnons à césar ce qui appartient à césar, Lucifer n'est pas représentatif du mal dans sons essence même il serait plutôt selon les écrits un archange de lumière terrestre.
Tout dans notre quotidien et/ou dans la religion tend à faire de Lucifer un personnage maléfique, voir satanique.
Or Lucifer n'est pas un nom propre mais un titre qu'ont porté plusieurs chrétiens au début du christianisme. Jusqu'à la fin du 3ème siècle on désignait même Jésus sous ce titre. Mais Lucifer n'appartient pas qu'à la " culture " chrétienne.
A Rome, Diane (Artémis) la déesse lunaire était appelée Lucifera, la Porteuse de lumière. Lucifer était un dieu céleste qui vivait sous l'Olympe, il était fils de Jupiter et de la Déesse Ariane, il est le père de Ceyx. Lucifer signifiant "porteur de lumière", sa nature n'a aucun aspect négatif ou sombre. Il est l'illumination de l'âme et le guide des Mystères. Il était le chef et le guide des Astres. Cette ancienne divinité païenne est toujours l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient, avant le lever du Soleil.
.Lucifer est honoré comme saint en Sardaigne et dans l'Eglise orthodoxe de France fondée par Monseigneur Jean de Saint-Denis, où les chrétiens font mémoire de lui le 20 mai.
Les Yézidis sont des adorateurs de Lucifer. Leurs croyances sont ancrées dans les écrits de l'ancien Testament. Tout comme pour les Juifs, les chrétiens et les musulmans. Leur différence fondamentale est de croire que Dieu a pardonné à Lucifer, qui est devenu ainsi le chef des anges. Lucifer n'est donc pas le diable chez les Yézidis, dont le nom signifie "ange" en arabe.
Avant que l'Eglise catholique et romaine ne ternisse pour toujours le nom de Lucifer, celui-ci avait une connotation positive. A la base ce nom latin provient d'une traduction du livre d'Isaïe par Saint Jérôme qui a traduit HEYLEL (nom de la planète Venus en hébreu) " porteuse " (fer) de lumière (lux) ", par Lucifer.
Dans la langue latine, le mot Lucifer signifie : Porte lumière (adjectif) ou Astre du matin (nom). Il a été utilisé par les premiers chrétiens pour désigner le Christ, la " Lumière du monde ". Dans l'Apocalypse, (II, 8 ; XXII, 16) Jésus se donne à lui-même le nom d'étoile du matin (Lucifer) et il désigne également l'Esprit saint sous ce nom. Pendant les trois premiers siècles de l'Eglise, plusieurs chrétiens ont porté ce beau nom.
Parmi les nombreux chrétiens qui ont porté le nom de Lucifer, le plus connu est l'évêque de Cagliari, mort entre 370 et 372. Cet évêque latin est l'auteur du schisme luciférien et le père spirituel des Lucifériens.
La croyance populaire issue des dogmes Chrétiens postérieurs au IIIème siècle fait de Lucifer un être malfaisant, un démon. Or, comme pour Lucifer ce mot a perdu son sens originel pour prendre un sens qui n'est pas réellement le sien. Le mot " Démon " vient du grec "Daimôn" qui veut dire " être surnaturel " ou " Dieu " et n'a aucune connotation négative dans son sens originel et sorti du contexte chrétien.
Socrate et d'autres parlaient de leur Daimôn. Pour Socrate, d'après Xénophon, le Daimôn est " qu'une voix divine se fait entendre à moi pour m'indiquer ce que je dois faire". En d'autres termes le Daimôn est le dieu intérieur, la part divine en chacun de nous, un guide intérieur, une voix amie.
L'église catholique érige le diable en tant que dogme de la foi catholique qu'à partir du moyen-âge. Il est la " réponse " à une période particulièrement troublée et marquée par de nombreuses catastrophes (épidémies, guerres, massacres, famines, mouvements climatiques) qui sont alors présentées comme étant l'œuvre du Diable.
Ce même dogme affirme aussi que Lucifer, l'ange de la Lumière, le porteur de la connaissance est devenu Satan Prince des ténèbres, c'est-à-dire le Diable.
Le diable n'a été représenté de façon précise qu'à partir du XIème ou XIIème siècle. Pour cela on a utilisé l'imagerie païenne du dieu Pan : une apparence mi-homme, mi-bouc avec des sabots, toison, mauvaise odeur, etc.
Cette représentation commune pour le diable et le dieu Pan est très intéressante car pour les païens le dieu Pan est le dieu de la Nature Universelle, c'est le Monde dans sa Totalité, l'Un, le Tout.
Le dieu Pan était réputé pour la terreur qu'il pouvait provoquer lorsqu'il donnait accès à la connaissance qu'il possédait. Pour terrifier certains hommes, il les confrontait avec la vision de l'Univers, un savoir incompréhensible et déstabilisant à l'extrême pour le non-initié. Le Dieu Pan était donc aussi un porteur de lumière, un porteur de la connaissance.
Connaissance que les initiés ont toujours estimée dangereuse pour les autres. Saint Mathieu dans son évangile, chapitre 7, verset 6, disait " ne jetez pas de perles aux cochons "…
Avant sa chute Lucifer était considéré comme le plus grand de tous les anges, le Prince des Anges … Il s'est retrouvé Prince des Ténèbres car il a voulu apporter la connaissance aux hommes…
D'après la légende du Graal de Wolfram von Eschenbach le Graal aurait été taillé par des êtres angéliques dans une grande émeraude qui serait tombée sur la terre après s'être détachée du front du Lucifer alors que celui-ci, chassé du paradis, était précipité dans les ténèbres. Le Graal est un symbole de connaissance, d'un état de pleine conscience, une recherche du savoir et de la lumière à l'état pur sur les mystères de l'univers.
Un roi couronné, grand et fort, habillé d'argent scintillant, dont la peau est gris brunâtre, les yeux rouges, le crâne chauve, la bouche ornée de défenses de sanglier ; il est armé d'un arc et de flèches et chevauche un daim.
On le voit aussi sous les traits d'un enfant, avec deux petites cornes sur le front, et entièrement nu.
Ou encore sous l'apparence d'un ange aux ailes de chauve-souris, portant une étoile sur le front et un croissant de lune sous les pieds ; sa main tient une torche enflammée.
On le voit aussi enchaîné pleurant sur son sort, une couronne et un sceptre brisés à ses pieds.
Enfin, en tant qu'androgyne, il se montre tenant une épée pointée vers le sol à la main droite e t brandissant une torche enflammée de la main gauche ; son front est orné de deux petites cornes ; il a les deux sexes bien marqués et porte une émeraude au milieu du front.
Extraits et Références: le livre de Lucifer,
la bible de Lucifer Anthon Lavey.....
et les membres de l'ordre des gardiens lucifériens.
Daphn
(c) Daphn 2003

